Rencontre

Sambatra Ramahavonjy – Le parcours prouvé et éprouvé

Belle et active, Sambatra Ramahavonjy est élue présidente de la Jeune Chambre Internationale d’Antananarivo pour l’année 2019. Ses programmes ont plu aux membres

Âgée de 29 ans, Sambatra Ramahavonjy a atteint le sommet de l’association de Jeune Chambre international d’Antananarivo (JCI Antananarivo). Membre de cette association depuis 2011, sa passion pour l’entraide est devenue une réalité et une expérience formidable. « J’ai connu la Jeune Chambre international à l’université d’Ankatso. La JCI a appuyé quatre écoles primaires publiques dans le cadre d’un projet appelé Zaza Soa. J’aimais seulement aider les gens à cet époque-là», affirme-t-elle. Sambatra ne connaissait pas d’autres associations. Cela ne lui a pas donné d’autres choix que d’opter pour la JCI. Les jeunes ne choisissent pas tout de suite de devenir membre de la JCI. En participant à diverses activités sociales de l’association, des jeunes qui comptent intégrer l’association observent. Ils sont nombreux et participent à toutes les activités. « Si l’association et tout ce qu’elle fait, plaît aux observateurs, ils peuvent postuler mais cela dépend de leur conviction personnelle », ajoute-t-elle. La JCI compte vingt-six membres actuellement. Il existe dix observateurs et cinq postulants. Tous les jeunes entre de 18 à 40 ans sont les bienvenus.

Opportunité
Diplômée en licence en physique et master I en informatique à Ankatso, Sambatra a eu un parcours échelonné. En 2012, elle a été nommée directeur de projet. « La JCI offre une opportunité de développement pour les jeunes. Nous apprenons à nous exprimer. Nous concevons et dirigeons des projets après. Il ne s’agit plus d’aider seulement les gens mais d’avoir l’esprit d’un leader », explique Sambatra. Chaque année, chaque membre de JCI est censé monter de grade et prend de nouvelles responsabilités. Sambatra est devenue responsable de formation de JCI Antananarivo en 2015. Puis elle a occupé le poste de vice-présidente dans le domaine communautaire et organisation interne en 2016.L’année suivante, elle est devenue la secrétaire générale de l’association. En occupant le poste de vice-présidente exécutive en 2018, elle a dirigé tous les projets de JCI tout en se préparant pour le poste de présidente. Sambatra était une fille très timide mais depuis son intégration à l’association, elle s’est améliorée et sait s’exprimer comme un leader. Grâce à l’expérience acquise au niveau de la JCI, Sambatra a intégré dans le comité directeur des jeunes moins de 25 ans. « Les gens nous offrent des chances dans la vie. Plusieurs jeunes perdent leur temps parfois alors qu’on peut étudier et s’expérimenter d’une autre manière dans la vie. Etre membre de la JCI n’exige pas d’être riche mais il suffit juste d’être près à apporter du changement pour ton entourage. On vit une expérience qui comble le manque dans la vie », précise-t-elle.
Sambatra Ramahavonjy a mérité son poste en proposant deux programmes. Le président de la JCI a pour rôle de penser aux programmes mais n’élabore pas les projets. Il peut également penser à la réalisation de ce programme. Le programme consiste en premier l’éducation.

Deux programmes
L’association JCI a travaillé depuis toujours et avec la circonscription scolaire d’Antananarivo. « Plusieurs écoles primaires publiques manquent d’équipements. Nombreux enfants ne fréquentent pas l’école. Nous avons constaté que les enfants ne peuvent pas aller à l’école faute de finances. Les parents ne peuvent pas payer le droit annuel. Si les enfanst ont faim, ils manqueront de concentration et ne réussiront pas en classe », raconte Sambatra. L’association JCI a déjà formé des parents dans des EPP. Le programme vise à continuer les formations. L’éducation des enfants, des parents et surtout des enseignants, en dépend. Nombreux enseignants ne possèdent pas les niveaux requis pour éduquer les enfants dans les EPP. Des projets seront élaborés pour remettre à niveau la langue française des enseignants des enfants en classe de primaire. Le deuxième programme consiste la préservation de l’environnement. « J’ai opté pour le programme sur l’environnement car cela intéressera les jeunes. J’ai choisi la lutte contre la pollution de l’air. Ce sujet impacte sur la vie des jeunes. Nous ne devons pas se jeter les fautes sur l’un ou l’autre mais essayons d’être responsables ». La JCI continuera l’évènement World Clean Up Day qu’elle a débutée cette année. La JCI collecte également des déchets pour les analyser afin de les recycler. L’association démarre à zéro ariary chaque année dans le cadre de l’élaboration de tous les projets. De ce fait, elle cherche des collaborations avec plusieurs partenaires. « Nous essayons de trouver la racine d’un problème. Puis nous proposons plusieurs solutions. Nous appelons des partenaires soit techniques soit financiers à travailler avec nous. Nous parlons également avec la société civile, l’État et le secteur privé. C’est nous même qui suivons l’évolution des projets et évaluons après le succès. Nous ne faisons pas tellement de dons. Au lieu de donner des poissons, nous offrons des cannes à pêche », insiste Sambatra.

Par Mamisoa Antonia
Photos : Sergio Maryl