Ils ont marqué la semaine

Rivo Rakotovao – Sur ses 31

Incroyable destin que celui de Rivo Rakotovao. Par le hasard d’un concours de circonstances et à la faveur des sur-classements, le voilà à la tête du pays depuis le 7 septembre. Avec pour titre chef de l’État. Et le plus beau reste à venir comme on dit. Car il aura l’honneur et
le privilège de s’adresser à la nation dans la soirée de la Saint-Sylvestre. Avant que les fêtards ne quittent leurs foyers pour une folle nuit. Son discours, dans le contexte politique actuel, sera suivi avec attention. Il passe pour être de connivence avec Marc
Ravalomanana et une personnalité peu fréquentable de l’entourage de celui-ci. Alors que Rivo Rakotovao devait faire de sa neutralité une attitude de tous les instants. Par la suite, il entend recevoir les vœux du Nouvel an du Corps diplomatique et des Corps constitués. Les journalistes voulant couvrir la cérémonie à Iavoloha ont été priés de faire le nécessaire pour obtenir les badges d’entrée. Cela depuis le mois dernier. Mais les agapes pour l’occasion vont générer d’énormes dépenses aux frais des pauvres contribuables. Serait-ce impératif de les organiser?

Serge Zafimahova – Il a vu juste

Serge Zafimahova a fait un mauvais choix politique. Il décide d’apporter ses expertises et son intelligence, parfois nocive, au profit de Marc Ravalomanana. Alors que de son vivant, le professeur Albert Zafy, son maître à penser absolu, n’a jamais adoubé le « Roublard au pouvoir » comme président de la République. Il s’est rapproché des troupes de choc de Marc Ravalomanana quand l’exilé d’Afrique du Sud programmait son retour au pays. Mais Serge Zafimahova reste un bon pronostiqueur. Pour le second tour, il a prédit le score de 55 à 45 %. Ce qui est conforme, à quelques nuances près, aux résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante, CENI. Serge Zafimahova s’est trompé de gagnant. Andry Rajoelina a distancé son favori. Dans ces conditions, les contestations des partisans du perdant n’ont plus aucun fondement. Car « leur cerveau » lui-même a senti les proportions des voix des deux candidats. Ils ne peuvent plus accuser la CENI d’actes frauduleux. Tout a été écrit à l’avance.