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Célébration de Noël – Des scènes insolites

Noël est sans doute l’événement qui rassemble le plus de monde dans les églises. En spectacle, les places sont surbookées et on connaît le guichet fermé

Une des représentations de l’histoire du salut, le 24 décembre

Dans les édifices chrétiens et paroisses, les lieux sont plus que bondés. Des fidèles qui n’arrivent pas à temps sont obligés de s’assoir sous les chapiteaux et les bâches érigés à l’occasion.
La nuit du 24 décembre, bon nombre de jeunes ont participé au rituel « sasakalina », le Minuit chrétien d’avant l’insécurité. Chants, poèmes, sketches, danses ont animé toute la soirée. Certains ont consacré deux à trois mois de préparation pour assurer un show impeccable, tandis que d’autres ont attendu le dernier moment pour s’organiser. Visiblement, les petites imperfections et bavures ainsi que les insolites se reconnaissent une fois que les acteurs se montent sur scène.

Louanges
Dans une petite église de la périphérie, des jeunes jouent une pièce sur l’histoire du Salut déclinée en plusieurs actes et scènes. Le partage des rôles surprend l’assistance car Joseph, le fiancé de Marie, est tenu par une adolescente alors qu’on
remarque plus d’une dizaine de grands garçons pouvant l’assurer. L’histoire se poursuit et au fur et à mesure que les scènes se jouent et que l’histoire se termine, l’assistance se rend compte que la fille jouant le rôle de l’ange Gabriel qui rend visite à Marie, apparue à Joseph et aux bergers, est également l’un des soldats du roi Hérode, chargés de tuer tous les enfants âgés de moins de deux ans.
Le jour de Noël, les messes et les cultes se sont focalisés sur les thèmes de l’espérance, de l’amour et du partage.
« Christ nous est né. C’est le plus beau cadeau car Il nous vient du Ciel et nous devrions nous en réjouir. Il nous apporte la joie, la paix, l’amour et, en retour, nous avons le devoir de répandre ces bénédictions à notre entourage », fait savoir Larah Andrianirina, catholique fervente et pratiquante.
L’habituel « Arbre de Noël » dans l’après-midi du 25 décembre est une occasion pour les enfants et les jeunes de démontrer à leurs parents ce qu’ils ont concocté. Dans certains quartiers de la capitale, la coupure d’électricité s’est invitée dans les représentations, mais cela n’a pas perturbé les programmes. Les groupes commencent à ronronner dans des églises tandis que dans d’autres, des chorales ont carrément opté pour le mode a capella.
« Franchement, je n’ai jamais vu une fête de Noël mal préparée puisque nos responsables ne nous ont rassemblés que le deuxième samedi de décembre. Nous avons dû apprendre de longs textes pour une présentation scénique. Je remercie Jésus de nous avoir aidé car tout s’est bien passé, malgré des temps de répétition très courts », rapporte Tiana Randrianarisoa, un jeune de la branche Sekoly alahady (École du dimanche) d’un temple de la campagne.

Actions sociales – Féline au chevet des familles défavorisées

Plus qu’une tradition. Féline avance petit à petit et pas à pas vers l’approche « Responsabilité sociétale de l’entreprise » (RSE). À chaque fête de Noël, la société n’oublie pas de se pencher sur le cas des familles défavorisées là où ses sites sont implantés. Les dirigeants inculquent à leurs employés l’esprit de partage pour que les nécessiteux retrouvent le sourire et ce, depuis l’année 2002. Deux cents familles se sont vu remettre la semaine passée 500 kilos de riz, 150 litres d’huile et 50 kilos de bonbons destinés aux enfants. Les bénéficiaires, à savoir des indigents, des personnes âgées et des enfants, vivent dans les fokontany d’Ankadivato, d’Andohan’i Mandroseza, d’Antsakaviro et d’Ivato. Il y a deux ans, la société a inscrit sur sa liste les fokontany d’Ambodin’ Isotry et d’Antohomadinika parmi les récipiendaires.
Toujours dans le cadre des actions sociales, Féline apporte son aide aux sinistrés après le passage de cataclysmes naturels. Elle peut également appuyer les personnes qui souhaitent son appui.

Naissance – Asaël, un guerrier d’Israël

La veille ou le jour de Noël, des mamans donnent naissance à des bébés, filles ou garçons. Les enfants nés entre les 24 et 25 décembre portent souvent les noms classiques comme Christian et Christiane. Cependant, certains parents choisissent des noms de stars, ceux issus de la Bible, entre autres. Cette année, la maternité de Befelatanana a enregistré onze naissances entre 22 h 54, le 24 décembre, et 9 heures, le 25 décembre.
À la clinique Miharisoa d’Avaradoha, aucun accouchement n’a été programmé pour Noël. Tandis qu’à la clinique Marie Stopes International à Avaradoha, un enfant est né le jour de Noël à 1 h 15. La maman d’Asaël Rakotoarivelo l’a accouché par voie basse ce matin-là et l’enfant pèse 3 kg 450. La famille d’Asaël se réjouit de ce cadeau, car il est le deuxième fils de sa famille. Elle explique pourquoi elle a choisi ce nom. « Dans la Bible, Asaël désigne un guerrier en qui le roi David a mis sa confiance. Tirer un nom du Livre Saint renforce notre chrétienté », témoigne-t-elle.
Cette mère de famille n’a pas omis de rappeler son premier événement heureux dans cet établissement. Il y a quatre ans, son premier fils, prénommé Aaron, est né le 24 décembre. La famille se réjouit alors d’un double anniversaire qui se fête pendant Noël.

Farah Raharijaona 

Editorial