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Andry Rajoelina – Une confortable avance

Andry Rajoelina, pret à présider la destinée du pays

Les résultats provisoires du second tour de l’élection présidentielle publiés par la Commission électorale nationale indépendante, CENI, ont confirmé la nette avance de plus de 550 000 voix obtenues par Andry Rajoelina sur Marc Ravalomanana. Un succès acquis par un travail en profondeur où tout a été préparé avec finesse et minutie

Andry Rajoelina a prévenu tout le monde. Lors d’un meeting politique de remerciement de la population de Toamasina après les élections présidentielle et législative de décembre 2013, il a déclaré que « nous allons revenir encore plus forts en 2018 ». Et quand le rendez-vous tant attendu est arrivé à échéance, il a déployé une machine électorale impressionnante. Tel un rouleau compresseur. De sa déclaration de candidature, le 1er août, dans un show à l’américaine au Palais des sports et de la culture de Mahamasina, jusqu’au bout, le rythme a été bien soutenu, avec une constante intensité. Et voilà que des esprits chagrins parlent d’une dette de 182 millions de dollars ou de 172 millions d’euros venant des « philanthropes » étrangers pour financer sa campagne. Des allégations sans fondement. Une fois qu’aucune limite n’a été fixée sur le montant des fonds de propagande, et que personne n’est obligée de préciser leurs origines, comme cela se fait dans les grandes nations occidentales, il est inutile de se gargariser sur ce sujet.
En tout cas, Andry Rajoelina s’est entouré des Malgaches de bonne volonté capables de faire le nécessaire sur cet aspect lié aux finances, des hommes aux compétences avérées en qui il peut avoir confiance. Citons pêle-mêle Mamy Ravatomanga, Naina Andriantsitohaina, Sylvain Rabetsaroana et Rija Rajhonson, entres autres. Des hommes d’influence sur des questions logistiques, organisationnelles, et de lobbiyngs. Des magnats de la presse à même d’exercer des lobbyings jusque dans les coulisses, les sérails des pouvoirs des puissants pays ayant des relations diplomatiques et économiques avec Madagascar. Ils ont des connaissances parmi des sénateurs et des hommes politiques influents. Pour le moment, c’est Marc Ravalomanana qui a été pris en flagrant délit d’avoir cédé à vil prix des millions d’hectares de terrains ancestraux à une firme sud-coréenne pour satisfaire ses caprices personnels. L’achat d’un avion dans des conditions non-élucidées chez Lauda Air, la compagnie aérienne de l’ancien pilote de Formule-1 autrichien, Nicky Lauda. Des transactions douteuses, les explications du ministre des Finances et du budget de l’époque, Hajanirina Razafinjatovo, n’ont pas convaincu les bailleurs de fonds, sanctionnées aussitôt. Ils ont décidé de geler leurs appuis financiers estimant, à raison, que Marc Ravalomanana a confondu les caisses de ses entreprises à celles de la Banque centrale et du Trésor public. Des fautes impardonnables pour celui qui se veut être un homme d’État.

Norbert Lala Ratsirahonana, un spin-doctor toujours efficace

Aussi dans cette présidentielle, Andry Rajoelina a-t-il incarné la fougue et le dynamisme de la jeunesse, à la fois un battant et un visionnaire, un président de son temps, l’espoir des jeunes, la génération tactile, constituant plus de 60 % de la population dans son ensemble. Son programme intitulé « Initiative pour l’émergence de Madagascar, IEM » a été élaboré, conçu et mis en forme par une équipe d’experts triés sur le volet, des jeunes techniciens hors du commun dans leurs domaines respectifs, des professionnels en la matière. Rien n’a été laissé au hasard pour accoucher d’un volumineux dossier de 300 pages, contre quatre pour le « Manifesto » de Marc Ravalomanana, un être du passé, vieillissant qui se nourrit de nostalgie, de haine et de lointains souvenirs.

Rassembleur
Au regard des résultats de la CENI, Andry Rajoelina a pu rassembler tous les Malgaches, surtout les jeunes. Comme il a déjà fait auparavant avec des députés de tous les horizons que lui sont resté fidèle, malgré les persécutions perpétrées par le régime fourbe du HVM. Citons Paul Bert Rahasimanana dit Rossy, Lanto Rakotomanga, Naivo Raholdina, Jean Michel Henri, Aina Rafonomanantsoa dite Aniah, Roberto Tinoka, Marie –Thérèse Volahaingo…. Même des dissidents comme Cathy de Mananjary sont revenu dans le bercail du Mapar. Avec eux des membres du gouvernement de Christian Ntsay qui a prôné la neutralité de l’Administration. Christine Razanamahasoa, Irmah Naharimamy, Augustin Andriamananoro, Pierre Houlder Ramaholimiasy et Jean Brunelle Razafitsiandraofa.

Ratisser large
Sur ce plan politique, Andry Rajoelina a bénéficié des structures de l’Armada composé du « Avana » de Jean Louis Robinson, «Hiara Isika » de Camille Vital, « Malagasy Miara-Miainga » de Hajo Andrianainarivelo. Le Parti libéral démocrate de Saraha Rabeharisoa, le Leader-Fanilo dans toutes ses composantes, le MTS de Rolland
Ratsiraka, l’ABA de Jean Ravelonarivo, Jean Omer Beriziky, Paolo Raholinarivo, directeur de campagne du pasteur Mailhon et une multitude d’associations comme le Groupe Berthin ont mené une approche de proximité au profit du candidat numéro 13. Des jeunes intellectuels, des volontaires, des bénévoles venus de tous les horizons lui aussi ont prêté main forte.
Andry rajoelina a été aussi «coaché et guidé» par l’avis éclairé de l’inoxydable Norbert Lala Ratsirahonana. Toujours incontournable, malgré tous les quolibets lancés à son encontre. Et bien sûr, l’appui inconditionnel de Hery Rasoamaromaka, ami des premières heures.
Sans oublier l’apport des voix de Joseph Martin Andriamampionona dit Dadafara.
De son coté, Marc Ravalomanana a récupéré des déchets non-recyclables venus du HVM. Mbola Rajaonah et sa clique, connus pour les mensonges, diffamations, dénigrements, insultes, médisances, via son groupe de média. Olivier Mahafaly, honni des chrétiens  et surtout des catholiques. Ernaivo Faniry, celle qui a craché sur le corps sans vie des trois inspecteurs de police, lynchés à mort à Fénérive-Est.
Enfin, 74 radios avec le concept « Miara-Manonja », animés par des journalistes aguerris aux analyses politiques pointues, une véritable onde de choc a balayé sur son passage les leurres semées par les transfuges du HVM, devenus des courtisans de Marc Ravalomanana. Ce tableau comparatif suffit à démontrer que la « Dream Team d’Ivandry » a plus d’atouts à faire valoir que « Le Onze Rapide de Bel-Air ». Avec ou sans élection, la victoire a déjà choisison camp. Andry Rajoelina s’est présenté à la présidentielle pour la gagner.

Par Eric Ranjalahy – Photos l’Express de Madagascar