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Incendie forestier – L’Amazonie part en fumée

La semaine passée, les flammes ont ravagé la majeure partie de la plus vaste forêt tropicale au monde. Les uns rejettent les fautes sur les autres. Le Présidentt brésilien, Jair Messias Bolsonaro, a, au début, refusé toute aide étrangère, mais a finalement accepté, à contre cœur, la main tendue La forêt amazonienne a évolué avant le feu. Contre toute attente, ce sont les feux qui déciment les arbres, les animaux, voire tout un écosystème de l’Amazonie qui s’étend sur une superficie de 5,5 millions de km2. Il y a six jours, les feux se sont déclarés et le ministre de l’Environnement brésilien estime qu’ils résultent de la chaleur, du temps sec, de la sécheresse et du vent. Pourtant, les spécialistes affirment que les hommes se trouvent derrière un tel désastre. « Le  feu est utilisé pour nettoyer les zones déjà déforestées pour ouvrir des pistes ou préparer des  terres à la culture. Le manque de prévention fait que ces incendies se propagent à des zones sèches qui n’étaient pas destinées à être brûlées », explique un scientifique de l’institut de recherche environnementale sur l’Amazonie.

Foyers importants

Il y a quelques jours, près de quarante mille foyers ont été enregistrés et les fumées continuent de couvrir plusieurs zones. Lundi, le ministre brésilien de la défense a assuré que les incendies en Amazonie étaient « sous contrôle », après le déploiement de plus de 2 500 militaires et à la suite des pluies signalées dans plusieurs des régions concernées. La situation « a été un peu exagérée », a ajouté Fernando Azevedo e Silva, qui a affirmé devant des journalistes, à la sortie d’une réunion avec Jair Bolsonaro, que le Brésil avait connu, certaines années, des « pics  d’incendies  beaucoup  plus graves ».

Position politique

Des soldats sont mobilisés dans les interventions de secours et d’autres États participent à la maîtrise des feux. Les incendies qui ravagent l’Amazonie sont « un tournant décisif » pour la survie de ce massif forestier, a estimé, mercredi, auprès de l’AFP le patron de l’Organisation internationale pour les bois tropicaux (Itto), appelant le monde à redoubler d’efforts pour sa sauvegarde. Le Président Bolsonaro a, au début, refusé toute aide étrangère mais il a finalement acepté un financement international sous certaines conditions. « Le  point  essentiel est que cet argent, une fois entré au Brésil, n’aille  pas  à  l’encontre  de  la  souveraineté brésilienne et que la gestion des fonds soit sous  notre  responsabilité  », a déclaré un porte-parole de la présidence.