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Espèces de bois précieux – La commercialisation conditionnée

M adagascar a fait bonne impression lors de la dix-huitième Conférence des parties CITES à Genève entre les 17 et 28 août. Dans son rapport, la Grande île émet ses projets de décision sur les ébènes (diospyros spp) et les palissandres et bois de rose (dalgerbia spp). Le pays indique qu’il « n’envisage pas de faire du commerce sans disposer de capacités      administratives suffisantes  pour  garantir  la surveillance des forêts, avoir un bon contrôle des stocks et pouvoir contenir le risque d’exploitation illégale », selon ses décisions inscrites dans le document CoP18 Doc. 30.2.

Astuces

D’ailleurs, le secrétaire général du Minstère de l’Environnement et du développement durable, Lala Ranaivomanana, renforce que la commercialisation n’aura lieu que « lorsqu’on arrive à prendre le contrôle de ces stocks, qu’on  ait  étudié  les  risques sur l’exploitation illicite et les maîtriser, si l’on dispose des capacités nécessaires en matière de contrôle forestier et qu’on ait l’intention de prioriser l’utilisation au niveau national, les artisans, par exemple. » Madagascar évoque trois point saillants dans ses projets dont le plan scientifique, l’application de la loi et la gestion de stocks.Sur le plan scientifique, deux programmes ont été développés, à savoir l’identification et la production des matériels d’identification des espèces à valeur commercial de Dalbergia et Diospyros de Madagascar et la mise au point d’une méthode d’inventaire adaptée. « L’autorité scientifique a aussi sorti une  liste  de  vingt-sept  espèces  de  Dalbergia  et soixante-sept espèces de Dispyros ayant une valeur commerciale. Ainsi, l’effort de Madagascar dans la production de matériel d’identification et la  production  d’ACNP  sera concentré sur ces espèces », poursuit le SG du MEDD .

En ce qui concerne l’application de la loi liée aux infractions forestières, les différents ministères responsables intensifient la lutte contre le trafic menant aux saisies et arrestations. « En matière de  poursuite,  les  dossiers transmis à la Cour Spéciale de  lutte  contre  le  trafic  de bois  de  rose  et  de  bois d’ébène  sont  en  cours  de traitement. Un dossier a été jugé  et  la  peine  prononcée était de vingt ans de travaux forcés avec une amende d’environ de 25.000 euros à titre d’information », conforte Lala Ranaivomanana.

Quant à la gestion de stocks, Madagascar a reçu un financement qui lui permettra de gérer « quelques milliers  de  bois  dans  des zones  faciles  d’accès  alors que nous prévoyons de sécuriser la totalité des stocks. »

Les acteurs de la CITES se penchent actuellement sur le cas de Madagascar. La Chine, le Kenya et l’Union européenne soutiennent qu’ils fourniront un appui technique et financier pour que Madagascar puisse gérer efficacement les espèces Dalbergia et Diospyros spp.