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Motards – La liberté à deux roues

Pour la jeunesse, monter en scooter rime avec liberté et autonomie. En quelques années ces machines à deux roues sont devenues à la mode et attirent les jeunes. Non sans certains risques.

L ’Inde et d’autres pays d’Asie seraient sans doute les seuls endroits au monde à s’adonner en masse aux joies du scooter. Depuis les années 2000, Madagascar n’a pu échapper à ce boom et aujourd’hui, les deux-roues occupent une grande place dans les rues et sur les routes de la Grande île.

Soif de vitesse, de liberté… les jeunes sont, à l’heure actuelle, de grands passionnés de scooter et passent beaucoup de temps à s’occuper de leurs bolides, seuls ou en bande. Pour eux, chevaucher une moto est le meilleur moyen d’exprimer une certaine indépendance, de découvrir le monde des sports mécaniques, de lier de nouvelles amitiés.

Suborne

Si le scooter a su séduire les jeunes, c’est tout d’abord par rapport à sa petite taille. Il permet d’avoir un centre de gravité beaucoup plus bas que sur d’autres gros engins à deux roues. De plus, les moteurs assez puissants proposés aux jeunes fous de vitesse, les rendent diablement nerveux et sportifs. Les sensations sur un scooter sont uniques et inoubliables. De plus, il existe différents modèle (Jog pro, Jog Er, Evolution, Bws…) qui se vendent aux alentours d’un à deux millions d’ariary, et les prix peuvent monter jusqu’à plusieurs millions d’ariary pour les modèles préparés pour des compétitions. Bref, le scooter séduit de plus en plus de jeunes chaque année, et ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Runs sauvages

Chaque week-end, des centaines de passionnés de scooters se rassemblent au Marais Masay à Andranobevava, à la Rocade d’Andohatapenaka ou encore à Imerikasinina pour organiser des courses sauvages. Un événement où les jeunes exposent leurs bolides cylindrés, ou testent leur puissance en organisant des courses à très grande vitesse sur quelques voies de la capitale. Des voies empruntées aussi par des usagers. « Nous venons ici par passion, pour le plaisir de nous retrouver et, certains soirs, nous organisons un run. Il n’y a rien de programmé à l’avance. Nous trouvons une moto d’une puissance à peu près équivalente et nous nous lançons. C’est pour le plaisir de nous comparer, de savoir qui va le plus vite », explique un jeune fan de moto qui a voulu rester dans l’anonymat. Jog Pro contre BWS, vieille Cabin contre une Jog Evolution tout aussi âgée ou petits modèles sur-vitaminés s’alignent et filent dans la ligne droite jusqu’au milieu de la nuit, parfois à plus de 100 km/h. Seule l’apparition, de plus en plus fréquente, d’une patrouille de la Police nationale met fin aux courses. Pour quelques heures seulement car elles finissent toujours par reprendre.

Piste securisée

Depuis une quinzaine d’années, la piste d’Arivonimamo et celle d’Imerintsiatosika permettent aux motards de faire parler les chevaux, en toute légalité, sur 400 mètres d’asphalte. Presque tous les deux mois, les motards s’y réunissent. Ticket d’entrée : 3 000 à 5 000 ariary avec l’assurance. Ces deux pistes, si elles restent exclusivement réservées aux motards, ne servent pas uniquement de piste d’accélération pour les motos. Les installations sont également utilisées par les pilotes d’automobile. Les pistes d’Arivonimamo et d’Imerintsiatosika accueillent également, à chaque compétition, environ dix mille personnes.

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