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Meilleure réadaptation psychosociale

« Parlons de démence : mettons fin à la stigmatisation», tel est le thème de la célébration de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. Quand une personne perd la mémoire ou est atteinte de démence, son entourage s’empresse de dire qu’elle a la maladie d’Alzheimer. Mais la détérioration des neurones n’affecte pas les seules personnes âgées, les plus jeunes peuvent également être exposés à ce risque. En vingt-six ans d’existence, l’organisation non gouvernementale Madagascar Alzheimer Masoandro Mody n’a pas ménagé ses efforts pour informer, sensibiliser le grand public sur cette maladie, et organisé des séances de diagnostic de diabète et d’hypertension artérielle (facteurs de risque). Cette année, l’organisme optimise ses activités d’information et de sensibilisation afin de prévenir la maladie sachant qu’à Madagascar, le nombre de cas tend à la hausse. Depuis 2016, l’ONG a recensé plus de sept cents cas de démence justifiés par les appels, les messages et les demandes de renseignements de la part des proches. Pourtant, ce chiffre ne reflète pas la réalité puisque bon nombre de personnes n’osent pas encore déclarer le phénomène qui touche leurs parents, de peur d’être stigmatisés. Dans le monde, il y a plus de 50 millions de personnes atteintes de démence et ce chiffre devrait atteindre 152 millions d’ici 2050, si des stratégies de réduction des risques ne sont pas mises en place. Dans les pays à revenu faible ou moyen, comme Madagascar, le nombre de personnes atteintes risque d’être multiplié par cinq d’ici 2050.

Madagascar Alzheimer Masoandro Mody poursuit sa lutte et l’intensifie pour que les malades soient convenablement pris en charge et que les familles qui les prennent en main, ne soient pas livrées à elles-mêmes. Pour l’organisme, il importe de rompre la chaîne de l’« isolement-dépression-maladie » des malades, des aidants et des seniors. Tout le monde peut agir en faveur de la prévention en contribuant à l’information et la sensibilisation, au soutien des familles, au maintien de la potentialité des seniors à prendre part dans la vie active (musique, danse, travaux manuels, jeux…).

Outre l’éducation thérapeutique, les familles et l’entourage peuvent stopper la stigmatisation en améliorant les interventions sur la rééducation, la réadaptation, la restauration, la réinsertion et réhabilitation psychosociale. Tout cela éviterait ou limiterait les altérations des neurones et permettrait l’implication sociale du malade. 

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