Actualites Politique

Pêle-mêle

Me Hery Rakotomanana
Requinqué
Un mauvais quart d’heure. Ballotés par les critiques, mis au banc des accusés par les preuves « irréfutables » avancées par le candidat Andry Rajoelina sur de présumés détournements de voix, les membres de la Commission électorale nationale indépendante, CENI, et surtout son président, Me Hery Rakotomanana, ont vécu une semaine. À part des listes électorales et cartes bourrées d’erreurs, des doublons qui se ramassent à la pelle, des bureaux de votes fictifs selon Roland Ratsiraka, des incohérences flagrantes sur les données chiffrées des résultats ont discrédité davantage l’équipe de la CENI. De simples soustractions ont abouti à des difformités arithmétiques. Mais le salut de Me Hery Rakotomanana est du communiqué de la SADC qui a félicité la CENI de tout ce qu’elle a accompli. Sans l’exprimer d’une façon directe, la SADC, comme les autres composantes de la communauté internationale, prône la tenue d’un second tour. Ainsi, la CENI peut continuer à persister dans ses bêtises et inepties en tous genres.

Hery Rajaonarimampianina
Incorrigible
Son impopularité a été ressentie depuis longtemps par bien des observateurs de la vie politique, mais ses courtisans lui ont fait croire le contraire. Les résultats du premier tour de
la présidentielle ont confirmé ces « sondages souterrains ». Mais le président sortant persiste à « imaginer » qu’il a été victime de manœuvres frauduleuses. Comme il a déclaré sur les ondes de Radio France Internationale. Alors qu’il encaisse aujourd’hui les imbécilités de ses proches collaborateurs. Au lieu de les punir et les sanctionner pour servir d’exemple de la bonne gouvernance et de l’État de droit qu’il a toujours « défendus », il les a recyclés par des affectations, d’un poste ministériel à l’autre. Ceux-là même qui nourrissent l’espoir de rester au pouvoir en orchestrant des troubles pour instaurer le chaos. Son investiture boudée par les Tananariviens, a été l’un des signes avant-coureur de sa future déroute électorale. Il n’a pas conquis le cœur des électeurs par ses nombreuses réalisations. Somme toute des obligations d’un dirigeant digne de ce nom.

Changes
L’ariary s’effiloche
Comme les résultats de la présidentielle, les cours de l’ariary au Marché interbancaire de devises, MID, trace une courbe en dents de scie. Ces derniers jours, l’euro a pris de « l’embonpoint » pour être à plus de 4 200 ariary. Sans une relation directe avec cette dépréciation continuelle, une forte poussée des prix aux étals des épiceries commence à décimer le pouvoir d’achat déjà famélique des ménages à faible revenu.

Eric Ranjalahy