Ils ont marqué la semaine

FFKM Silence de cathédrale

Omniprésent dans la cour des politiciens depuis sa création dans les années 80, le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes, FFKM, aura été le grand absent de la récente élection présidentielle. Aucune déclaration à l’endroit du peuple malgache ou à l’adresse des candidats et leurs chauds partisans, prêts à en découdre. Au sens conflictuel de l’expression. Il se peut que les quatre prélats du FFKM aient décidé de ne plus s’occuper des affaires des politiciens. Dans le passé, le duel ayant opposé Marc Ravalomanana à Andry Rajoelina a presque scindé le FFKM.
L’archevêque d’Antananarivo, Mgr Odon Razanakolona, a été isolé par ses trois collègues. Pour avoir affiché un penchant excessif vers Andry Rajoelina. Ce qui lui aurait coûté sa « création » de cardinal, déduisent les spécialistes des relations diplomatiques entre le Vatican et Madagascar. Le FFKM reste une puissante institution morale vers qui tout le monde fait appel en cas de nouvelle crise politique.