#2 Actualites Grand Angle

Halloween : Fête-mois-peur

Célébrée dans la soirée du 31 octobre, la fête folklorique et païenne traditionnelle des îles AngloCeltes appelée Halloween impressionne dans son concept. Les Malgaches tentent aussi cette formule dans laquelle la peur se vend sur mesure.

La veille de tous les saints, l’Halloween se célèbre le soir du 31 octobre. Selon les sources, cette fête païenne est venue d’Irlande. La tradition moderne la plus connue veut que les enfants aillent sonner aux portes en demandant des friandises avec la formule « des bonbons ou un sort », en se déguisant avec des costumes effrayants à l’image des vampires, des fantômes, des sorcières, des monstres. Les propriétaires des maisons souhaitant participer à cette tradition décorent habituellement leur porte de toile d’araignées, de squelettes en plastique ou de citrouilles taillées.  Des jeux d’enfant, lectures de contes horrifiques ou la diffusion de films d’horreur marquent aussi la soirée.

 Décorations

Déguisements, décorations et animations incarnent des thèmes qui créent des frissons lors d’une soirée d’Halloween. Tous les prétextes sont bons pour booster le commerce. L’Halloween s’avère être une formule qui marche pour donner une sensation de frayeur à une clientèle avide de divertissement. De plus en plus d’établissements adoptent cette stratégie.  Bon nombre de personnes ignorent l’origine et la base de cette fête et leur prêtent des préjugés contre la croyance des enfants du bon Dieu.

Le côté macabre de cette fête séduit les uns, et parallèlement empêche les autres de se réjouir complètement dans une ambiance où l’horreur se décline dans toute sa splendeur.

Origine

Les historiens considèrent la fête d’Halloween comme un héritage de Samain, une fête qui était célébrée au début de l’automne par les Celtes et constituait pour eux une sorte de fête du nouvel an. Pendant la protohistoire celtique, existait une fête religieuse Samain en Irlande, Samonios, qui se déroulait sous l’autorité des druides, pendant sept jours. Le jour de Samain lui-même et trois jours avant et trois jours après. C’est la période où les barrières sont baissées et où, selon les croyances de l’époque, l’irréel côtoie le réel et où les hommes peuvent communiquer avec les gens de l’autre monde. Il s’agit là de démons ou des dieux des Tuatha Dé Danann. Lors de cette nuit de fermeture, les Gaulois avaient l’habitude de pratiquer une cérémonie afin de s’assurer que la nouvelle année à venir se déroulerait sereinement. Par tradition veut qu’on éteigne le feu de cheminée dans les foyers puis les gens se rassemblent en cercle autour du feu sacré de l’autel, où le feu était aussi étouffé pour éviter l’intrusion d’esprits maléfiques dans le village. Après la cérémonie, chaque foyer recevait des braises encore chaudes pour rallumer le feu dans leurs maisons pour ainsi protéger la famille des dangers de l’année à venir. Les fêtes druidiques ont disparu d’Irlande au Ve siècle, avec l’arrivée d’une nouvelle religion, le christianisme.

La peur se vend si bien

Le concept d’Halloween prend de plus en plus de succès à Madagascar depuis ces dernières années. Quelques établissements de nuit adoptent régulièrement ce thème le premier weekend du mois de novembre. « Çà donne de l’ambiance. Pour nous, on déguise nos personnels pour amuser la clientèle. Les gens viennent prendre des selfies avec eux », raconte Alain Huchet, directeur général de Taxi Be. « Maintenant, on peut trouver des déguisements à des  prix raisonnables sur le marché. Le face painting aussi devient de plus en plus accessible pour garantir en un tour de main un scare face souhaité », constate Felana.

Selon la légende

Jack-o’-lantern est probablement le personnage le plus populaire associé à Halloween. Il  provient d’un vieux conte Irlandais. Jack aurait poursuivi le diable pendant cinq bonnes années. Jack aurait été un avare, un personnage ivrogne, méchant et égocentrique. Un soir, alors qu’il était dans une taverne, le diable lui apparut et lui réclama son âme. Jack demande au diable de lui offrir à boire, un dernier verre avant de partir pour l’enfer. Le diable accepte et se transforme en pièce de six pence. Jack la saisit et la place immédiatement dans sa bourse. Cette dernière ayant une serrure en forme de croix, le diable ne peut s’en échapper. Finalement, Jack accepta de libérer le diable, à condition que ce dernier lui accorde dix ans de plus à vivre. Dix ans plus tard, Jack fit une autre farce au diable, le laissant en haut d’un arbre sur lequel il avait gravé une croix grâce à son couteau, avec la promesse qu’il ne le poursuivrait plus.

Lorsque Jack meurt, l’entrée au paradis lui est refusée, et le diable refuse également de le laisser entrer en enfer. Jack réussit néanmoins à convaincre le diable de lui donner un morceau de charbon ardent afin d’éclairer son chemin dans le noir. Il place le charbon dans un navet creusé en guise de lanterne et est condamné à errer sans but, jusqu’au jour du jugement dernier. Il est alors nommé Jack of the Lantern, Jack à la lanterne en français, ou Jack-o’-lantern. Il réapparaît chaque année, le jour de sa mort, à Halloween.

Succès commercial

D’après les études, l’Halloween est la troisième fête commerciale de l’année, en France, juste derrière Noël et le jour de l’an. Constatant ce phénomène d’Halloween, Philippe Cahen, créateur de conseil en prospective, décide alors de fonder la société Optos-Opus pour ensuite déposer la marque Halloween. La société commercialise alors des confiseries, des boissons, des gâteaux et divers produits alimentaires, ce qui a permis de valoriser l’image de la fête et de lui donner une visibilité importante auprès des grandes surfaces. La fête d’Halloween devient alors un phénomène visible à partir de 1997. 

Add Comment

Click here to post a comment

  • Je cite: comme si c’est la route qui est en elle mème la cause mais pas les chauffeurs qui sont INCONSCIENTS et IRRESPONSABLES.!!!
    Suite à l’accident qui a causé la mort des écoliers partant en classe Nature (environ de Tanà), il a été décidé que les voyageurs disposaient du N° de la société de transport et qu’ils pouvaient SIGNALER toute attitude à risque de leur chauffeur…? Qu’un effet d’annonce pour « endormir » les usagers.!!!
    En France, une route départementale est signalée DANGEREUSE dès que deux à trois accidents mortels y surviennent, parce que les conducteurs se sont « payés » une platane (arbre qui borde les routes)!!!