Ils ont marqué la semaine

Beboarimisa Ralava – Exister

Beboarimisa Ralava, une des figure de proue du HVM, en tant ministre de l’Environnement puis des Transports et de la météorologie, aurait été pressenti comme candidat de substitution du HVM au cas où Hery Rajaonarimampianina, sentant que son taux d’impopularité ne cessait d’augmenter, se serait désisté. Beboarimisa Ralava y a pris goût. Il a publié un manifeste d’une page pour présenter un projet intitulé « Bâtir la République », BR, « Banjina ny Repoblika », en malgache. Soit les initiales de son prénom et de son nom. Sans vouloir attirer la foudre des nouvelles autorités, « en pleine lutte contre la corruption », il a tenu à féliciter et à saluer Andry Rajoelina pour son élection à la présidence de la République. Il se peut que Beboarimisa Ralava se prépare, d’ores et déjà, pour la présidentielle de 2023. Comme l’a fait Andry Rajoelina de 2014 à 2018.
Il s’est abstenu de critiquer la mauvaise gouvernance du HVM, laissant ses journalistes faire le travail de sape. Et son retour au pays a fait souffler un vent de panique chez les « bleus ».

Serge Zafimahova – Rebondir

Son choix de soutenir Marc Ravalomanana à la dernière élection présidentielle n’a pas été compris par tous. Car, celui qu’il admire parmi toutes les personnalités politiques, le professeur Albert Zafy, n’a jamais accepté Marc Ravalomanana comme président de la République. À cause de son auto-proclamation du vendredi 22 février 2002. Il a même publié un ouvrage de diatribes et de pamphlets intitulé « Un roublard au pouvoir », pour peindre le portrait machiavélique et retors de Marc Ravalomanana. Beaucoup ont ressenti les pattes de Serge Zafimahova dans le style rédactionnel et la cohérence des arguments. Aussi, son ralliement à Marc Ravalomanana a-t-il surpris le milieu politique. En dépit de son savoir-faire et son intelligence, le candidat du TIM a perdu. Serge Zafimahova a quelque peu déserté la scène médiatique. Mais en coulisse, il a rencontré d’autres « têtes pensantes » dans des
conciliabules réguliers. Pour mettre en place la plateforme « Dinike » qui s’est prononcée pour la première fois sur les affaires nationales et les législatives. 

Editorial