Politique

Loi des Finances Rectificative 2019 – Investir dans les constructions

Priorité aux infrastructures. La mise en œuvre de tous les projets dans la Loi des Finances Rectificatives 2019 représente en tout une valeur de 8,6 mille milliards d’Ariary. Une somme totale de 750 milliards d’ariary a été ajoutée dans le budget de l’État, défini par la loi de finances 2019 initiale. 5,8 mille milliards d’Ariary proviennent des recettes publiques dont 12% de recettes fiscales, tandis que 2,2 mille milliards d’Ariary proviennent des fonds extérieurs. C’est ce qui découle de la révision de la Loi Finances pour les projets et le fonctionnement de l’État cette année. Après un mois et une semaine d’étude, la Loi des Finances Rectificative a été adoptée lors du conseil des Ministres, par voie d’ordonnance. Si la proclamation était prévue le mois d’avril, cela s’est fait le 15 mai 2019.
5,5 mille milliards d’Ariary de ce budget seront consacrés aux investissements et au fonctionnement de l’administration. Cela inclut 1,3 mille milliards d’Ariary, destinés aux programmes d’investissements publics internes, 1,6 mille milliards d’Ariary pour le fonctionnement de l’administration et 2,5 mille milliards d’Ariary pour les Indemnités. La LFR 2019 garde le taux de croissance économique à 5,2% et le taux d’inflation maintenu à 6,7%.

Répartition des projets
Le budget pour la gestion de l’administration est réduit à 20% tandis que celui réservé aux infrastructures s’élève à 60%. Les projets sociaux représentent 14% de budget et la partie production occupe 6% du budget.
Cela inclut la réhabilitation des routes nationales suivantes : RN 44, RN5a, RN5, RN9, RN13. La reconstruction des routes ferroviaires autour de la capitale ainsi que celle qui relie Fianarantsoa et la côte Est ravive par ailleurs les habitants de cette région. Les projets de construction liés au programme du gouvernement font bien sûr partie de ce projet de loi, comprenant la fameuse ville Tanamasoandro.
Par ailleurs, les projets sociaux font partie des requêtes particulières de la population, surtout en ce qui concerne l’éducation et les conditions des enseignants. Dans la Loi des Finances Rectificatives, on peut observer la construction des établissements scolaires, comprenant 800 salles de classe mais aussi la construction de quatre grandes universités dans la Grande Ïle. Dans le domaine de la santé, les projets seront marqués par la construction de treize hôpitaux « manara-penitra ». Espérons qu’avant ces constructions, les centres hospitaliers construits précédemment seront équipés. Effectivement, le manque d’équipements et de personnel compétent pour les structures sanitaires déjà existants a causé des problèmes de fonctionnements.
Il y a aussi l’aménagement d’environ 50 000 ha de zones irriguées. Les institutions comme le SAMVA ne seront pas en reste. Pour la Jirama, le projet a noté le paiement obligatoire des arriérés des ministères et des institutions pour leur consommation en eau et en électricité. Pour les corps armés, des équipements seront fournies et on veillera aussi à leur déploiement dans les zones rouges.
Selon les observations du Gouverneur de la Banque Centrale de Madagascar, ces infrastructures devront être des structures clé pour le développement du pays, servant et augmentant les productions, pour que cela puisse apporter de la valeur ajoutée à notre économie. Cela implique aussi des procédures de contrôle rigoureux comme la sécurisation. Toutefois, cela nécessite des accompagnements se faisant en amont, comme l’éducation civique pour la responsabilisation des citoyens par rapport à l’utilisation à bon escient des infrastructures.
La Loi des Finances Rectificatives n’a pas omis la dernière hausse de salaire minimum d’embauche à deux cent mille Ariary, et la non imposition des salaires de moins de trois cent cinquante mille ariary.
Ce projet de loi est actuellement traité au niveau de la Haute Cour Constitutionnelle.