Sport

Latence – Le ministère de la Jeunesse et des sports au point mort

Roberto Tinoka en hibernation

Le sport malgache est au ralenti sans la sortie de la loi de finance rectificative 2019. Les fédérations sportives attendent le ministère de la Jeunesse et des sports au tournant pour jouer son rôle

Une triste situation. Le ministère de la Jeunesse et des sports (MJS) dirigé par Tinoka Roberto Raharoarilala est actuellement dans l’expectative car les « caisses sont vides ». Ce sont des sources au niveau même de ce ministère qui font état de ce constat confirmé ensuite par une source proche de la présidence de la République.
Une situation bien connue des fédérations nationales sportives qui ont fait appel aux services du MJS ces derniers mois, mais qui n’ont rien eu en retour. Un retour qui devait, par exemple, se traduire par la prise en charge de l’envoi des équipes nationales en tennis et en haltérophilie aux championnats d’Afrique il y a quelques semaines.
Quelques fédérations sportives ont déjà envoyé leur plan de travail annuel auprès du MJS et ces dernières attendent toujours une réponse d’Ambohijatovo. Pour l’heure, le MJS ne peut rien faire sans la sortie officielle de la loi de finance rectificative. Une loi de finance qui devait déjà être votée en novembre 2018, mais qui actuellement se trouve au niveau de la Haute cours constitutionnelle alors qu’on est déjà vers la fin du mois de mai. On ignore cependant le budget global que le MJS a demandé pour ses activités de 2019Quand on parle de taches ministérielles, on parle ici de son rôle et ses obligations pour une meilleure manière de diriger et de faire développer le sport à Madagascar. Cette année, la priorité du MJS demeure la préparation des athlètes en vue de la participation à la 10e édition des Jeux des îles de l’océan Indien. Il y a aussi les Jeux africains à préparer deux à trois mois après les JIOJ

Taches ministérielles
De plus, le MJS doit aussi honorer les cotisations des fédérations sportives au niveau des fédérations internationales et au niveau de différentes confédérations africaines. Certaines de ses cotisations datent de 2018, d’autres, pour cette année, seront à payer. Des engagements que doit honorer le MJS selon la législation sportive en vigueur à Madagascar.
L’autre dossier à prendre en compte également reste la préparation des Barea de Madagascar en vue de la première participation historique malgache à la Coupe d’Afrique des nations de football en Egypte dans quelques semaines. Jusqu’ici, l’association « Alefa Barea » et Ahmad, le président de la Confédération africaine de football se chargeront des matches amicaux de préparation ainsi que de la participation à un stage pointu au Maroc. Le MJS attend de définir le montant qu’il allouera à cet effet.
Les fédérations sportives malgaches attendent le financement du MJS par rapport au plan de travail annuel qu’elles ont envoyé. Le MJS, quant à lui, devra agir très vite pour fixer ses priorités et honorer ses engagements en tant que premier responsable du développement du sport à Madagascar.
Une histoire qui sera à suivre car les échéances internationales sportives d’envergure sont nombreuses au cours cette deuxième moitié de l’année.

Dina Razafimahatratra