Ils ont marqué la semaine

Ils ont marqué la semaine – Ils ont marqué la semaine

Sera-t-il le second côtier, après le vénérable Monja Jaona, à être élu député dans la capitale? Serge Zafimahova se présente au second arrondissement sous la bannière de l’association para-politique « Dinike », fondée par des intellectuels qui ont soutenu Marc Ravalomanana à la présidentielle. Il a pour lui cette décision d’affronter le verdict des urnes. Ce, après avoir longtemps véhiculé l’image d’un homme de l’ombre, d’un technicien de « haut vol », préférant les débats autour d’une table que le contact avec les dures réalités du quotidien. Par contre, Serge Zafimahova peut apparaître comme un traître aux yeux des partisans radicalisés de Marc Ravalomanana, bien ancrés dans les six arrondissements avec le « Foko TIM ». Il a pris soin de tenir des discours anti-IRD dans ses interventions médiatiques. Mais beaucoup ont encore en mémoire son livre-pamphlet intitulé « Un roublard au pouvoir », signé par Albert Zafy, révélant les contradictions du président Marc Ravalomanana. Il a agi comme d’autres caméléons de la politique politicienne.

Lalatiana Rakotondrazafy – Sur tous les fronts

La ministre de la Communication et de la culture, Lalatiana Rakotondrazafy Andriantongarivo, devient, par la force des choses, « la femme-orchestre » du gouvernement. Bousculée pour avoir été « la marraine » du référendum constitutionnel avorté, elle fait aussi face à des critiques techniques sur les carences de la loi de finances rectificative. Il est peut-être temps que les techniciens du ministère des Finances, de l’économie et du budget, fassent preuve d’audace pour défendre leurs propositions. En outre, Lalatiana Rakotondrazafy a trois dossiers chauds sur son bureau. D’abord, la refonte du Code de communication médiatisée, un projet de loi adopté par dix-huit députés pro-HVM, contesté par de nombreux professionnels des médias. Puis, le sournois conflit né de la suppression de l’Office malgache du cinéma, OMACI, par simple décret pour une entité créée par une loi. Enfin, elle prévoit de réunir tous les « gardiens » des mœurs ancestraux, à la fois protagonistes sur la détermination de la date exacte du Nouvel An malgache. Tout un programme.