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Body fitness – Hoby Rabakoarisoa se gonfle de palmarès

Inhabituel. Hoby Hanitriniaina Rabakoarisoa est une passionnée de musculation. Elle a pratiqué la discipline depuis fin 2014. Les femmes comme Hoby restent encore très peu nombreuses dans notre pays. Agée de 37 ans, Hoby mesure 1,55m pour 52kg et quelque

Hoby Rabakoarisoa a suivi des études supérieures en communication au SAMIS (Sekoly ambony momba ny Ita sy ny Serasera) et est titulaire du diplôme de maîtrise. Elle n’a jamais pataugé dans le domaine mais a plutôt exercé pendant des années le métier d’agent commercial dans le secteur automobile. Et cette année, elle a décidé de prendre une disponibilité pour mieux se préparer aux compétitions fédérales. À sa première saison de compétition, Hoby est sacrée Miss bikini du Big Tanà ou championnat d’Analamanga du 30 mars 2019 et championne du body fitness lors du récent Big Mada ou championnat de Madagascar 2019 à Toamasina le 12 mai dernier. « Quand j’étais encore petite, au collège puis à l’école supérieure, j’ai plutôt pratiqué le basketball, plus tard l’aérobic et un peu de natation » a mentionné Hoby.

genèse
Elle a commencé l’aérobic en 2013, « mais c’était un entrainement de débutante, que du tapis et du vélo » a-t-elle souligné. Elle s’est laissée influencer par son cousin et a surtout été attirée par les matériels de musculation. « J’ai décidé d’adhérer à une salle de musculation, au DG Sport à Antanimena depuis fin 2014 » raconte-t-elle. Elle compte donc plus de quatre ans de pratique, « cette salle est plus proche de chez moi donc plus pratique » poursuit-elle. « Au début, je m’entrainais trois fois par semaine, j’ai d’abord fait le full body, c’est-à-dire travailler toutes les parties du corps. Et une séance dure environ 1 heure
ou au maximum 1 heure trente » explique Hoby sur ses débuts. Plus tard, le travail est de plus en plus précis, le pectoral, le dos, les fesses ou les jambes. En fait, l’entrainement est devenu plus intensif, cinq fois par semaine surtout en période de préparation de compétition. À Madagascar, on n’a jamais entendu parler de l’existence d’un

professionnel ou d’un spécialiste en régime alimentaire spécifique pour les bodybuilders. « Nous faisons nous même des recherches sur internet ou demandons des conseils auprès de nos ainés plus expérimentés » confie Hoby.

menus
En période de prise de masse musculaire, c’est-à-dire le moment ou l’athlète prend du poids et du volume, il doit ingurgiter beaucoup d’aliments contenant des glucides à savoir du riz rouge, de la patate douce, de l’avoine, des pois secs, sans oublier les légumes verts. « À ne pas négliger, on boit en moyenne trois litres d’eau par jour ou au moins deux litres » précise t-elle. Quant aux protéines, l’athlète doit manger des viandes dont de poulet, du poisson, du porc et du bœuf et aussi des œufs. Et concernant les matières grasses, de préférence de l’huile d’olive, de colza, du poisson, de l’avocat et des pistaches ou des noix de cajou. « Je dépense beaucoup en achat d’aliments et en compléments c’est-à-dire les protéines en poudre et minéraux dont les vitamines, magnésium, calcium,… » confie-t-elle. « Je mange environ 2,5kg de viande par semaine, sans compter les œufs… Je débourse environ 60 000 ariary, en outre des compléments alimentaires, et de la protéine en poudre. Une boite de 2 kg coûte 300 000 ariary, c’est ma ration d’un mois ou un mois et demi… Mais vu le coût élevé des protéines en poudre, ces derniers temps, je prends du temps pour préparer moi-même mes régimes avec des aliments naturels » a fait savoir Hoby. Comme charge fixe, elle devrait payer les frais d’abonnement de la salle qui s’élèvent à 65 000 ariary par mois.

Montée en flèche

Sur le plan compétition et palmarès, elle est montée sur scène pour la première fois en effectuant seulement
de la démonstration lors du Body Perfect version 2017. Elle a participé pour la première fois au concours de Miss bikini cette année et a de suite remporté son premier titre en compétition officielle. Recommandée par la fédération de bodybuilding, chaque athlète devrait être licencié au sein d’un club ainsi elle a intégré le club du grand Champion Big Man, au Big Boys d’Ambodimita.
“Je préfère plutôt disputer du Women’s physique, qui est un peu plus musclé que la miss bikini mais la compétition n’existe pas encore chez nous » exprime Hoby. Comme tout athlète, elle vise le plus haut niveau. Prochainement, elle veux bien participer au Body Perfect prévu ce mois de juin, « mais mon soucis c’est qu’il me faut normalement trois mois de séchage avant la compétition. En octobre à la Réunion, il ya aura la Cup of Titans. Je veux bien aussi y participer mais cela
dépendra de beaucoup de choses.
Le championnat du monde est une vision à très très long terme pour moi » souligne-t-elle.
« De nature très pudique, la pratique du sport m’a changée. Je fais du sport et pas du striptease, ni défilé de mode en slip et soutien gorge…Ce sport que je pratique conjugue entretien physique et hygiène de vie…» conclut Hoby Rabakoarisoa.

Serge Rasanda 

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