Actualites Ils ont marqué la semaine

Christian Ramarolahy – Pris aux mots

L’obligation de résultats, la hantise de décevoir leurs chefs hiérarchiques, poussent souvent des membres du gouvernement à faire des déclarations à la volée. Christian Ramarolahy, ministre des Postes, des télécommunications et du développement numérique, a cru bien faire en révélant que les coûts des connexions internet à Madagascar sont encore trop onéreux pour espérer une véritable démocratisation des nouvelles technologies de l’information. Et réduire, dans la foulée, la fracture numérique. Pour combler ces lacunes, il a proposé la libéralisation de l’utilisation de la fibre optique. Le monopole de fait d’un fournisseur d’accès a biaisé la loi de l’offre et de la demande. Mais l’incriminée, à coups de publireportage, a rappelé combien de millions de dollars elle a investi pour jouir de ce privilège. Depuis, Christian Ramarolahy n’a plus évoqué l’essai non-transformé. Des opérateurs lui rappellent son engagement. Il doit aussi gérer l’intérêt de l’État dans ce conflit sournois. Car l’État détient encore des actions dans le capital de « l’accusée ».