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Prééclampsie

L’hypertension artérielle au cours de la grossesse est actuellement en augmentation

Elle se définit par une tension artérielle à 14/9 et plus. Les complications peuvent atteindre non seulement la mère mais aussi le fœtus.

On peut citer l’hypertension artérielle chronique, l’hypertension artérielle de la grossesse et la prééclampsie. La tension artérielle est mesurée deux fois chez une patiente assise ou couchée, en au moins 6 heures d’intervalles. L’hypertension artérielle de la grossesse ou gravidique est l’élévation de la TA à partir de la 20e semaine d’aménorrhée soit d’environ 4 mois et demi de grossesse. La TA se normalise après l’accouchement.

On parle d’hypertension chronique, c’està-dire d’hypertension en dehors de la grossesse, si la TA est élevée avant la 20e semaine, ou persiste après 12 semaines d’accouchement. La prééclampsie est l’association d’une HTA et de la présence anormale de protéine dans les urines ou protéinurie.

L’hypertension artérielle gravidique et la pré éclampsie peuvent récidiver lors d’une prochaine grossesse. Elles sont également prédictives d’une HTM chronique ultérieure. Une HTA chronique peut se compliquer d’une prééclampsie.

Prééclampsie ou toxémie gravidique

L’origine de la prééclampsie est mal connue. Le problème débute, en effet, pendant l’implantation de l’embryon. Il y a mal interaction entre le tissu maternel et le tissu fœtal qui va former le placenta. Ceci empêchant l’adaptation vasculaire maternelle. Le placenta est ainsi mal vascularisé. D’où l’augmentation de la pression artérielle pour compenser cette l’hypoperfusion au niveau du placenta.

Il y a également libération de substances toxiques au niveau de la circulation maternelle aggravant le mécanisme. Il y a des facteurs de risque de développer une prééclampsie à savoir l’âge moins de 18 ans ou plus de 40 ans, et s’il s’agit du premier geste. Les antécédents personnels d’HTA chronique, de pathologie rénale, ou les antécédents familiaux d’HTA, de diabète ou d’obésité risquent également la prééclampsie. L’incidence de la prééclampsie est élevée chez les femmes à grossesse multiple ou gémellaire. Le stress joue également un rôle.Les manifestations de prééclampsie se basent sur l’HTA et la protéinurie. La protéinurie se manifeste par l’apparition d’œdème, donc une prise de poids rapide par rapport à l’âge de la grossesse. Les signes liés à l’HTA sont la céphalée, la vue de mouches volantes, le bourdonnement des oreilles. Les complications de la prééclampsie sont graves et peuvent atteindre la mère autant que le fœtus. L’éclampsie est la survenue de crise convulsive chez la mère. Il y a un grand risque de mortalité maternelle et fœtale. Chez la mère, l’HTA peut aussi engendrer une hémorragie cérébrale, un œdème aigu du poumon, des atteintes d’organes comme l’insuffisance rénale aigue. Un décollement prématuré du placenta dans 50% des cas constitue donc un accouchement prématuré. Les complications fœtales, le retard de croissance intra-utérin, une anomalie du rythme fœtal, avec possibilité de mort fœtal in utero par souffrance fœtale, ou une prématurité.

La prééclampsie disparait après l’accouchement. La césarienne doit être envisagée dès que possible à partir de 36 semaines d’aménorrhée. Elle est indispensable entre 32 et 34 semaines s’il y a retentissement fœtal ou si l’HTA n’est pas équilibrée. Avant 32 semaines, le risque avec la prématurité est élevé. On essaie de poursuivre autant que possible la grossesse.

La surveillance maternelle et fœtale est primordiale lors de la prééclampsie. On peut réduire le risque en évitant un surpoids, en ayant une alimentation équilibrée, en pratiquant des exercices physiques réguliers et en limitant le stress.