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Changement climatique – Madagascar au diapason

Madagascar figure dans la liste des pays les plus vulnérables face au changement climatique. C’est ce qui a été constaté lors d’une conférence globale de programmation fu fonds Vert pour le climat (FVC) qui se tient à Songdo en Corée du Sud depuis le 19 août jusqu’au 23 août. Ainsi, parmi les points de discussion figurent la phase de reconstitution du fonds et la programmation de l’ambition, un fonds qui permet d’appuyer financièrement la lutte contre le réchauffement du climat dans le monde. La révision de l’ambition est effectuée tous les cinq ans. En effet, les Contributions Déterminées au niveau National (CDN) soumises en amont de la CoP21 en 2015 et qui contiennent les engagements des pays dans la lutte contre le changement climatique ne permettent pas encore d’atteindre l’objectif de limitation de l’augmentation des températures. Selon le Rapport Spécial du Groupe Intergouvernemental des Experts sur l’évolution du Climat (GIEC) sorti en octobre 2018, cette limite doit être maintenue à un réchauffement n’allant pas au-delà de 1,5°C d’ici à 2100, au risque d’assister à un dérèglement irréversible du climat. Ainsi la reconstitution de ce fonds permet d’atteindre cet objectif .

Dans le cadre du CDN, le pays a évoqué son engagement par le biais de la délégation malgache. En début de semaine, les panélistes malgaches ont été composés du ministre de l’Environnement et du développement durable, Alexandre Georget. Augmenter la capacité de séquestration des puits de carbone de 32% a été évoqué, ainsi que la réduction des gaz à effet de serre de 14% d’ici 2030, dont les actions entreprises tournent autour des reboisements à grande échelle, la lutte contre les feux de brousses dans le pays, ainsi que la promotion des énergies renouvelables, mais également de l’efficacité énergétique avec les traitements des déchets. Cette conférence est une occasion d’échanger et de partager entre le Secrétariat du FVC, les Autorités Nationales Déterminées (AND) des pays bénéficiaires des fonds, les Entités Accréditées ainsi que les scientifiques représentés entre autres par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM). En effet, les émissions de l’ensemble des pays en développement ne représentent que moins de 5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Dans cette lancée et dans le cadre de la limitation du réchauffement global, les mesures d’atténuation de ce réchauffement nécessite la contribution et appuis des responsables du changement climatique dont principalement les pays développés.