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Laissés pour compte

La Convention relative aux droits de l’enfant (CIDE) fête ses trente années d’existence. L’adoption de cette convention a eu lieu le 20 novembre 1989, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, et ce traité fonde toutes les actions du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Pourquoi l’adoption de la convention? Parce que les enfants sont vulnérables par rapport aux adultes et qu’ils méritent une protection spéciale laquelle contribue à leur développement, croissance et épanouissement. La CIDE prévoit cinquante-quatre articles et énonce que chaque enfant a « le droit d’avoir un nom, une nationalité, une identité, le droit d’être soigné, protégé des maladies, d’avoir une alimentation suffisante et équilibrée, le droit d’aller à l’école, le droit d’être protégé de la violence, de la maltraitance et de toutes formes d’abus et d’exploitation, le droit d’être protégé contre toutes les formes de discrimination, le droit de ne pas faire la guerre, ni de la subir, le droit d’avoir un refuge, d’être secouru, et d’avoir des conditions de vie décentes, le droit de jouer et d’avoir des loisirs, le droit à la liberté d’information, d’expression et de participation, le droit d’avoir une famille, d’être entouré et aimé. »

Combien d’entre les gouvernements, les dirigeants, les parents et les sociétés respectent ces droits? Des hommes abandonnent leurs familles, des parents n’enregistrent pas la naissance de leurs enfants au service de l’État civil, d’autres négligent l’éducation de leurs enfants, des enfants n’accèdent pas aux soins de qualité. Des milliers d’enfants ne mangent pas à leur faim, dorment dans les rues, sont en conflit avec la loi, sont astreints aux travaux indécents, à l’exploitation sexuelle, sont kidnappés et vendus. Ils sont seuls, marginalisés, livrés à eux-mêmes. La violation de ces droits de l’enfant existe partout dans le monde. L’Unicef publie que « deux cent soixante-deux millions d’enfants et de jeunes sont déscolarisés, six cent cinquante millions de filles et de femmes ont été mariées avant leurs 18 ans, un enfant sur quatre vivra dans une région où les ressources en eau seront extrêmement limitées d’ici à 2040 », et des enfants malgaches en font partie.

Chacun de nous peut agir en faveur du bien-être d’un ou des enfants et améliorer leur situation. Donnons-leur la chance de vivre, de s’épanouir dans une famille, prenons soin de leur éducation et de leur santé (nutrition, vaccin, eau, hygiène et assainissement), soucions-nous de leur protection pour qu’ils soient à l’abri de toutes les violences et formes d’exploitation. Ils ont des voix, laissez-les s’exprimer et écoutez-les! 

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