Ils ont marqué la semaine

Violette Kakyomya Directe

Les intransigeances de certains candidats anti-élection présidentielle commencent à agacer des partenaires internationaux engagés dans le processus électoral. Comme Violette Kakyomya, coordonnatrice résidente du système des Nations Unies qui s’interroge.
« Pourquoi les discussions et les surenchères sur les listes électorales sont-elles comme cela aujourd’hui? Il fallait faire des propositions auparavant. C’est très politique. Après, ils trouveront autre chose pour torpiller la marche vers le verdict des urnes». Avant elle, l’ambassadeur d’Allemagne, Harald Gherig, a souligné que « les manœuvres dilatoires visant à annuler ou à reporter la présidentielle ont échoué ». Violette Kakyomya n’a pas tout à fait tort. La Commission électorale nationale indépendante, CENI, a organisé de nombreuses réunions de consultations des acteurs politiques et des membres de la société civile pour avoir leurs propositions. Mais
les Ernaivo Faniry, Arlette Ramaroson ou Tabera Randriamananstoa n’ont rien avancé de concret.

Pasteur Mailhol-Hésitant
Il va le regretter. Après un début de précampagne réussi où il a été présenté comme un outsider valable face aux présumés favoris, le pasteur Mailhol a rejoint le clan des candidats frondeurs. Il n’a pas signé la Charte de bonne conduite, sous prétexte que son nom ne figure même pas dans la liste électorale de sa circonscription. Avant « d’assiéger » le bureau de la Haute cour constitutionnelle, HCC, à Ambohidahy, pour déposer des plaintes sur de prétendues anomalies dans les registres électoraux. Il n’a plus fait un seul meeting depuis l’ouverture officielle de la propagande. Des rumeurs sur d’éventuel retrait de ses soutiens russes ont alors enflé autour de ces péripéties. Comme il voulait une porte de sortie, incapable de tenir le challenge suscité par sa précampagne. Il a fini par relancer la machine par un rendez-vous avec ses ouailles au stade d’Alarobia, mais le cœur n’y était plus. Ses partisans se demandent si leur chouchou va continuer la bataille ou abandonner la partie.