Actualites Politique

Pêle-Mêle

Pety Rakotoniaina-Récidiviste
Perturber la tenue de la présidentielle. Pety Rakotoniaina, ancien député d’Ikalamavony, et ex-président de la Délégation spéciale de la commune urbaine de Fianarantsoa, semble en avoir fait une spécialité. En 2006, il a été poursuivi pour avoir érigé des barrages dans la capitale du Betsileo le jour du scrutin. Après des mois de cavale et de chasse à l’homme, il fut arrêté. Andry Rajoelina, une fois arrivé au pouvoir, l’a fait sortir, avec de nombreux compagnons de galère, de la Maison de force de Tsiafahy. Pety Rakotoniaina exige la disqualification de celui qui l’a extirpé de la prison et se rapproche de Marc Ravalomanana, son bourreau. Cette fois-ci, il est allé loin par une velléité sécessionniste par le biais de « Fanjakana Gasy ». Il était temps pour les autorités de réagir. La bipolarisation de l’Exécutif ne signifie pas absence totale de l’État. Pety Rakotoniaina et consorts ont eu tort de croire à cette faiblesse apparente.

Scrutin-Sensibilisation
La menace de boycott brandie par le Collectif des candidats anti-élection présidentielle a fait réagir la Commission électorale nationale indépendante, CENI, et ses partenaires internationaux. Ils mènent une campagne de conscientisation des citoyens sur l’utilité de leurs votes et le mode d’emploi du bulletin unique. Même si aucun seuil du taux de participation n’est imposé pour valider les résultats du scrutin, une forte poussée de l’abstention entacherait la légitimité de cette présidentielle, au forceps, pour ceux qui appréhendent le verdict des urnes.

Energie -Les prix du gaz explosent
Il fallait s’y attendre. Après les réajustements successifs des prix du carburant, ceux du gaz domestique ont eu lieu. De l’ordre de 8 % en moyenne, pour les recharges de 4, 9 ou 12 kilos. Ce qui va être un effort financier de plus à supporter pour les ménages. À moins de revenir au charbon de bois, avec la saleté en prime. Le gaz est soumis à la TVA de 20 %. Et malgré les efforts consentis par les distributeurs, il leur a été impossible de comprimer la hausse des prix.

Eric Ranjalahy