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Football -CAN 2019 Le défi égyptien

Au niveau infrastructures, l’Égypte possède le nécessaire

L’Égypte organisera la première CAN à vingt-quatre nations, au mois de juin. Le pays devra renforcer la sécurité à tous les niveaux, durant l’événement

Au niveau infrastructures, l’Égypte possède le nécessaire

La Confédération Africaine de Football a tranché. La Coupe d’Afrique des Nations 2019 se jouera donc en Égypte, du 15 juin au 13 juillet. Il s’agira de la toute première CAN à vingt-quatre équipes. Organiser une telle compétition constitue un réel challenge. D’autant plus que la situation actuelle ne laisse qu’une marge de manœuvre très restreinte au pays des Pharaons, après les nombreux rebondissements précédents.

Infrastructures
Revenons tout d’abord en 2017. La CAF organise un symposium au Maroc. À l’issue de cette rencontre, il est décidé de faire passer le nombre d’équipes qualifiées de seize à vingt-quatre. Ceci explique cela, les deux premiers de chaque groupe obtiennent désormais leurs tickets

Ahmad se dit confiant par rapport à la sécurité

pour la phase finale, à l’issue des qualifications. À titre d’exemple, les deux strapontins sont revenus au Sénégal et à Madagascar dans le groupe A.
Sur le plan organisationnel, les conséquences de ce changement de formule sont également palpables. Si auparavant, quatre sites étaient requis pour abriter la CAN, il en faut six dorénavant. Au niveau infrastructures, l’Égypte est plutôt bien dotée avec Le Caire, Alexandrie, Port Saïd et autres… La capitale et plusieurs autres grandes villes possèdent des stades aux normes internationales, capables d’accueillir plusieurs dizaines de milliers de spectateurs. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter sur ce point. L’Égypte a déjà relevé et réussi le défi dans le passé. En 2009, elle avait accueilli la Coupe du Monde des moins de 20 ans. Une compétition à… vingt-quatre équipes.
Le pays des Pharaons organisera la CAN pour la cinquième fois de son histoire. Et ce, après 1959, 1974, 1986 et 2006. Cependant, contrairement à ces précédentes éditions, le contexte est particulier en 2019, vu les appréhensions par rapport à la sécurité locale.

 

La violence dans les stades doit être éradiquée avant la compétition

Violence
La sécurité, voilà l’autre défi de l’Égypte. Ces derniers temps, les attentats à la bombe se sont multipliés. Pas plus tard qu’en décembre, trois touristes vietnamiens et leur guide local ont péri dans une explosion. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Les risques sont réels et pourraient dissuader bon nombre de supporters d’y aller en juin. Les autorités locales, qui ont confirmé leur soutien indéfectible à l’organisation de l’événement, ont cinq mois pour maîtriser cette menace. Ahmad, président de la CAF, se dit confiant sur ce point : « Avant la Coupe du monde, tout le monde avait peur des problèmes de sécurité en Russie. Mais cela a permis aux responsables russes de travailler à fond pour qu’il n’y ait aucun incident. Le grand enjeu (pour la CAN) est de coopérer avec l’État afin qu’il s’engage à assurer la sécurité parce qu’ils ont des experts en la matière. » Les dirigeants maghrébins devront également trouver une solution quant à la violence dans les stades. Soixante quatorze spectateurs morts en 2012, dix-neuf en 2015, multiplication des matches à huis clos… Cette violence gangrène le football en Égypte. Elle doit être éradiquée, sous peine de gâcher la fête en juin.

Dina Razafimahatratra 

Editorial