Ils ont marqué la semaine

Eric Razafimamdimby Le temps des regrets

Il n’a pas résisté aux chants des sirènes. Pour changer de camp politique. Ministre des Travaux publics durant la Transition, Eric Razafimandimby a retrouvé son poste dans la dernière version du gouvernement d’Olivier Mahafaly. Il passait pour être un pion des opérateurs chinois dans le dispositif mis en place par le HVM pour les besoins de ses « caisses noires ». Parlant le mandarin et d’autres variantes de la langue chinoise, Eric Razafimandimby a été surpris avec des entrepreneurs chinois lors d’une soirée au Cemes de Soanierana,
organisée par les natifs de sa région. Ce qui a confirmé les supputations autour de ses attributions non officielles.
Et lors de l’ultime Conseil des ministres sous l’ère Hery Rajaonarimampianina, il a été affecté comme ambassadeur en Chine. Pour remplacer l’indéboulonnable Victor Sikonina. Le retour au pouvoir d’Andry Rajoelina a été le pire des scénarios pour lui. La diplomatie est un domaine régalien relevant du ressort du président de la République. Même s’il ne faisait pas partie des faucons du HVM.

Jean Eric Rakotoarisoa – Pédantisme

Avant la publication des résultats officiels du second tour de la présidentielle, la Haute cour constitutionnelle, HCC, a publié un communiqué, dans lequel il a été mentionné que la HCC ne défend pas l’intérêt particulier d’une personne ou d’un parti. Mais quand elle a sorti le « Pacte de responsabilité » pour sauver Hery Rajaonarimampianina d’une déchéance précoce, c’était quoi? Et à la fin de l’audience solennelle tant attendue par les deux rescapés du premier tour de la présidentielle, le président de la HCC, Jean Eric Rakotoarisoa a frappé d’un coup de massue Marc Ravalomanana et ses partisans. Sur la notion de vérité. Avant de s’en prendre à Andry Rajoelina sur la conception même des « Malgaches et leurs valeurs ». Qui ne sont pas les seuls habitants de la capitale, selon sa version. Et pour l’investiture, la HCC, maîtresse des céans a interdit le culte et une quelconque prestation de serment sur la bible. Comme ce fut le cas lors du coup d’État perpétré par Marc Ravalomanana, le vendredi 22 février 2002.Cette interdiction de la HCC a fait couler beaucoup d’encre et grincer des dents. 

Editorial