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Sahondra Rajoelina – Une vectrice engagée de la préservation du capital naturel

Sahondra Rajoelina croit profondément en un Madagascar vert. Si aujourd’hui, on assiste à une réduction latente des surfaces forestières de la Grande Ile, elle demeure convaincue de la possibilité d’inverser la situation.
Ses connaissances et compétences en biologie appliquée, qu’elle a approfondie à l’université d’Antananarivo, ne sont pas étrangères à cette conviction : « Cette science touche la vie, l’histoire de la vie, l’évolution des cellules, la biochimie, les êtres vivants qui forment la biodiversité », explique-t-elle. Au-delà de sa passion pour l’environnement, la charmante dame saurait sans nul doute scientifiquement argumenter sur les différentes manières de reverdir notre île et ne manque d’ailleurs pas d’idées sur le sujet. D’autant plus qu’à l’Université Paul Sabatier et l’École normale supérieure agronomique de Toulouse, elle a étudié l’amélioration génétique des plantes.

La PCA de la Fondation pour les aires protégées et la biodiversité de Madagascar (FAPBM) raconte que son attachement à la nature date de son enfance. Elle se rappelle avoir été une fidèle spectatrice des émissions de la chaîne nationale sur l’environnement, dont les documentaires du commandant Cousteau. Aujourd’hui, c’est en actrice qu’elle se positionne en étant aussi la Country Director de Conservation International à Madagascar, une organisation non gouvernementale américaine œuvrant dans le domaine de l’environnement.

Mission
« Petite, j’étais fascinée par le vieux baobab de Mahajanga. Il est à la fois impressionnant et mystérieux ! », s’enthousiasme-t-elle. Coïncidence ou destinée, le logotype de la Fondation dont elle assure la présidence du Conseil d’administration représente l’arbre de la vie.

Depuis 2013, Sahondra Rajoelina a mis ses compétences au service de la FAPBM en tant qu’administrateur. Une fonction qui connote son engagement et son attachement pour les aires protégées et la biodiversité de notre île.
« Si nous regardons une cartographie de la déforestation, les superficies des forêts diminuent. En revanche, les parties les moins dégradées se trouvent dans les aires protégées, note-t-elle.

Il est désolant d’assister à pareille destruction sachant que les plantes disparaissent, que les animaux s’éteignent et que le bien-être de la population s’amenuise. Il est temps que nous nous rendions tous compte que l’eau, l’air, la fertilité de nos terres ne sont pas gratuits. Nous sommes tous redevables à la biodiversité et aux aires protégées qui sont les garantes d’un paysage harmonieux et durable. »

Farah Raharijaona 

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