Actualites Politique

Pêle – Mêle

 Roland Ratsiraka – La déconvenue

 La troisième a été… la plus mauvaise. Rolland Ratsiraka qui a tenté pour la troisième fois d’atteindre le sommet de l’État, comme l’a fait son oncle à plusieurs reprises, a échoué dans qu’il a entrepris pour y parvenir. En dépit des faibles moyens financiers, humains et logistiques dont il disposait, l’ancien maire de Toamasina, ex- ministre des Travaux publics puis du Tourisme au sein du régime HVM, n’a pas suivi le mouvement du « Collectif des candidats », anti-élection présidentielle. Il n’a pas adhéré à l’idée d’un report de l’échéance. « La république va perdre le peu de crédibilité qu’elle a  par ces manœuvres dilatoires », a-t-il soutenu. Peut-être qu’il va regretter un peu de cette conviction empreinte de patriotisme. Par ces nombreux reproches à l’encontre de la Commission électorale nationale indépendante, CENI, autant sur l’organisation matérielle des votes, que sur la publication des résultats. Trop lente pour ne pas éveiller les suspicions et les soupçons sur  d’éventuelles fraudes.

 

Onitiana Realy  – Un échec personnel

Elle voulait changer la perception de l’opinion publique de l’image écornée du candidat Hery Rajaonarimampianina. Mais Onitiana Realy, journaliste d’exception, en devenant la directrice de campagne du favori du HVM,  a failli dans ses missions. Hery Rajaonarimampianina, malgré lui et aux yeux des électeurs, incarne toujours le spectre des scandales en cascade, des relents de corruption, des dépenses folles et futiles de l’Administration, des fréquents voyages à l’extérieur aux résultats aléatoires, des violations répétées  de la constitution, de l’insécurité ambiante placée sous le sceau des vindictes populaires et des rapts en série  … Alors que dans la plupart des cas, les faits incriminés ont été   des « chefs d’œuvre » de son entourage immédiat. Des nuisibles qui ont eu le temps de changer de camp. Pour salir d’autres politiciens.

 

Assemblée nationale  – Le calme plat

 En temps normal, le taux d’absentéisme à l’Assemblée nationale atteint déjà une belle proportion. Pour l’actuelle session budgétaire coïncidant avec les débats autour du premier tour de la présidentielle et ses conséquences rares sont les députés à vouloir examiner le projet de loi de finances 2019. Pourtant, les documents y afférents ont été acheminés dans le temps imparti au palais de Tsimbazaza, où la quiétude règne. Loin des effervescences des grands jours.