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Andry Rajoelina : De l’audace naît l’excellence

Neuf mois après son arrivée à la présidence de la République, AndryRajoelina a démontré des réelles capacités à faire changer de façon radicale le destin de Madagascar et des Malgaches.

Andry Rajoelina a été investi à la tête du pays le 19 janvier. Voilà neuf mois qu’il a présidé la destinée de Madagascar et des Malgaches. Un laps de temps assez court mais qui lui a permis de laisser entrevoir un avenir sinon rose, du moins radieux à ses compatriotes. Bien sûr, sa ferme volonté de faire bouger les lignes ne plaît pas à quelques têtes brûlées, au pied du mur.

Par exemple, ce mouvement sournois et nébuleux  de contestations des prétendus  habitants d’Ambohitrimanjaka, orchestré en sous-main par des politiciens en panne d’arguments, à l’encontre du projet Tanà-Masoandro. Une visée à vocation subversive. À  la tête de cette meute haineuse et irresponsable se trouve l’incorrigible  Marc Ravalomanana et des descendants  de la monarchie Merina, indignes de leur rang. Pour le roi déchu et déçu du yaourt, il s’agit d’abattre ses dernières cartes, s’il en avait encore.

 Envieux

Il a la peur au ventre qu’Andry Rajoelina réussisse un gigantesque projet qui n’a même pas effleuré son petit esprit égocentrique. Car du temps où il a été maire, puis président de la République, il n’a rien fait d’extraordinaire pour métamorphoser l’allure de  la capitale.

De même que son épouse, Lalao, a enfoncé davantage la première ville du pays dans l’abysse de la saleté, du désordre, de l’indiscipline et  de l’insécurité ambiante. Soit, pas moins de onze ans d’échecs et de désillusions, à eux deux.

Au contraire, Andry Rajoelina a pu refaire l’Hôtel de ville, sans un sou du pouvoir central,  39 ans après son incendie le samedi 13 mai 1972. En lui gardant ses traits architecturaux essentiels, tout en  l’insérant dans son cadre originel.  Marc Ravalomanana, à l’époque, a interdit aux chefs d’institution et aux ministres du gouvernement du général Charles Rabemanajara d’honorer la pose de la première pierre.  Rajemison-Rakotomaharo, ancien Président de la délégation spéciale de la Commune urbaine d’Antananarivo, a passé outre ce véto présidentiel. Il a été aussitôt évincé du perchoir du Sénat, au profit d’Yvan Randriasandratriniony. C’est dire le caractère cruel et inhumain inculqué chez Marc Ravalomanana qui a fait de l’Hôtel de ville rénové son bureau en étant conseiller spécial de son épouse. Sans le moindre scrupule. La perfidie du personnage éclatait au  grand jour. Son masque est tombé. Il appartient aux électeurs aux communales et municipales d’ouvrir les yeux. Marc Ravalomanana , qui n’a pas non plus réussi à réhabiliter le Palais de la reine de Manjakamiadana, dévoré et ravagé par des brasiers criminels dans la soirée du mardi 6 novembre 1995. Il y a même installé des fosses sceptiques, une invention étrangère, dans le sens « Vazaha » du terme.  Un acte jugé blasphématoire   eu égard au caractère sacré de l’endroit. Andry Rajoelina   a lancé  les travaux  pour que ce joyau historique et culturel renaisse de ses cendres. L’achèvement des chantiers en question, est prévu avant le soixantième anniversaire de l’Indépendance. Soit dans neuf mois.

Il s’agit d’une louable initiative visant à redorer le blason d’un haut lieu de la noblesse merina, de panser les plaies de tous les Malgaches après une longue période de suspicion réciproque.  Et voilà que des personnalités aux titres douteux, des princes d’opérette en quelque sorte,  comme Ndriana Rabarioela, apportent leur minable voix au concert des contestataires de Tanà-Masoandro. Une attitude belliqueuses des plus déplorables et incompréhensible. Où est le mal si la capitale se dote d’une nouvelle ville ultramoderne comme il en existe partout dans les pays développés et émergents du monde entier ? Pas besoin d’aller à Maurice, en Chine ou à Dubaï pour vivre comme dans un rêve éveillé.

 Visionnaire

D’autant que cette idée novatrice  et révolutionnaire  ne date pas d’aujourd’hui. Le maire de la capitale Guy Willy Razanamasy l’a déjà envisagée par une extension vers les communes périphériques. Sous l’appellation de Grand Tanà.  Didier Ratsiraka, de retour au pouvoir en 1997, a voulu l’implanter du côté de Vontovorona. Mais l’entreprise  asiatique partenaire a préféré exploiter des bois précieux dans la région SAVA.

L’actuel président de la république Andry Rajoelina, ancien édile de la capitale lui aussi, a compris qu’il va falloir partir sur de nouvelles bases pour avoir une agglomération répondant aux besoins de la population urbaine  dont le nombre ne cesse de s’accroître par l’essor démographique et l’exode rural, poussé à s’épanouir par la pauvreté galopante.Il fallait imaginer et envisager d’autres plans d’urbanisme par un autre concept du monde des affaires.  Andry Rajoelina a expliqué et exposé  à plusieurs reprises, qu’au lieu de contempler des terrains vagues, il, est plus judicieux de les valoriser.
«  Si on cède 1000 hectares aux opérateurs et investisseurs potentiels, le montant de la vente du dixième peut nous permettre de financer la constructions de routes, d’hôpitaux, d’ écoles… » a-t-il cité en guise d’illustration. C’est comme une pierre précieuse à l’état brut. Avec le travail d’orfèvre  des joailliers, sa valeur vénale décuple. Cette similitude résume le cas de Tanà-Masoandro. Mais à une échelle d’une autre dimension.