Ils ont marqué la semaine

Hafez Ghanem Comme au bon vieux temps

Parmi les personnalités rencontrées par Andry Rajoelina en marge du Sommet de l’Union Africaine dans la capitale éthiopienne, Hafez Ghanem sort du lot. Car de 2001 à 2003, il a déjà été directeur des opérations de la Banque Mondiale pour Madagascar, les Comores, les Seychelles et Maurice. Depuis le 1er juillet, il est devenu vice-président de la Banque Mondiale pour la région Afrique. Expert en matière de développement avec une expérience de trente années derrière lui, Hafez Ghanem gère aujourd’hui un portefeuille de 600 projets avec un engagement de 71 milliards de dollars. C’est dire son importance sur l’échiquier socio-économique du continent. Madagascar peut tirer profit de la présence de l’un de « ses amis » à un poste si élevé et si important. Dans un sens, cette entrevue dissipe les doutes sur les intentions d’Andry Rajoelina.
Accusé par ses aristarques de vouloir tourner le dos aux bailleurs de fonds traditionnels. Et aller chercher des financements parallèles.

Richard Ravalomanana – En colère

Le général Richard Ravalomanana, secrétaire d’État à la Gendarmerie est très remonté contre Amnesty International. Cet organisme militant pour le respect des droits de l’homme a ouvert une enquête sur les affrontements à Betroka, soldés par la mort de huit « dahalo » qui voulaient préparer une attaque le jour du marché, selon la version des autorités. Le général Richard Ravalomanana s’insurge et affirme être prêt à soutenir ses hommes jusqu’au bout, car ils étaient dans leur droit de légitime défense. Il poursuit que, lorsque des éléments des forces de l’ordre sont massacrés par ces criminels sans foi ni loi, personne ne s’en soucie. D’autres s’en félicitent même, déplore-t-il. Durant la Transition, un émissaire du même Amnesty International, resté posté dans sa luxueuse chambre d’hôtel à Antaninarenina, a été en mesure de conclure le recours disproportionné à la violence par les forces spéciales « anti-dahalo ». Soit une imagination fertile à plus de mille kilomètres du théâtre des opérations.