Actualites Politique

Pêle- mêle

Noro-Vololona Harimisa
La dame de fer
Elle a déjà inscrit l’histoire. Dans le gouvernement à durée déterminée de Christian Ntsay où les membres se fond discrets, frappés par la neutralité politique de l’Administration, la garde des Sceaux, ministre de la Justice, Noro-Vololona Harimisa est au-dessus du lot. Elle n’a pas hésité à suspendre le concours d’entrée à l’École nationale des greffes et de la magistrature, organisé sur fond de corruption, quitte à l’annuler si besoin est. Auparavant, elle a fait sensation par un assainissement des membres du cabinet de son ministère, avec une touche particulière au profit de la jeunesse. Et à la suite des incantations à la haine des forces de l’ordre perpétrées par Ernaivo
Fanirisoa dans ses délires, celle-ci a été suspendue de ses fonctions de magistrate. Neuf autres de ses collègues, coupables de fautes professionnelles, encourent des peines similaires. Dans le Corps considéré comme l’un des plus corrompus du pays, les actions courageuses de Noro-Vololona Harimisa méritent d’être soulignées. Loin de celles menées par Charles Andriamiseza qui a exigé la fin des poursuites de Claudine Razaimamonjy par le Bianco. Une grande première dans les annales judiciaires où un ministre de la Justice devient l’avocat d’une égérie de la corruption.

Jean -Louis Andriamifidy
Vindicatif
La Journée internationale de lutte contre la corruption a été célébrée à Antsirabe pour Madagascar. Le directeur général du Bianco, Jean-Louis Andriamifidy a saisi cette occasion pour réaffirmer sa volonté et sa détermination à mener la vie dure aux habitués des « affaires louches ». Dans la foulée, il revendique la suppression des privilèges, surtout vis-à-vis du système judiciaire. Ce qui complique parfois les opérations enclenchée par le Bianco. Et tout le monde attend avec impatience qu’un gros bonnet soit mis sous les verrous. Comme ce qui s’est passé au Brésil ou en Corée du Sud. Menottes aux poignées au vu de tout le monde.

Téléphonie mobile
Le holà
En deux décennies d’existence à Madagascar, la téléphonie mobile a pris une proportion grandissante dans la vie de tous les jours. Au point que des irrégularités ont été constatées sur la vente des téléphones portables. L’Autorité de régulation des technologies de communication, Artec, a fini par prendre la décision qui s’impose. L’interdiction d’utilisation des appareils avec des IMEI non-valides à partir du mois de juin prochain. Ils proviennent souvent d’un marché fructueux de contrebande. Ce qui fait perdre à la caisse de l’État, des recettes fiscales conséquentes.

Par Eric Ranjalahy