Actualites Social

Leadership – Les droits des femmes liés à l’environnement

L’agriculture urbaine, une pratique qui engage les hommes et les femmes
L’agriculture urbaine, une pratique qui engage les hommes et les femmes

Les femmes jouent un rôle capital dans les questions de changement climatique. Dans le cadre de la célébration du 55e anniversaire de 55e anniversaire de l’École supérieure de sciences agronomiques (ESSA) de l’Université d’Antananarivo, la mention agroécologie, biodiversité et changement climatique (ABC)- ESSA et Pérola Viajante, une scientifique cap-verdienne spécialisée dans la communication et la gestion d’entreprise consacrent deux jours de conférences, hier et ce jour, sur le «Leadership des Femmes pour la Résilience et l’Adaptation au Changement Climatique ».
“Reconnecter les femmes malgaches et les femmes du monde entier à la nature et à leur environnement et défendre les droits des femmes tout en les sensibilisant à l’importance des femmes pour l’environnement et la lutte contre le changement climatique”, tel est le thème abordé durant les sessions. Ce grand événement regroupe des chercheurs, des universitaires, des membres du gouvernement, des activistes sociaux, environnementaux et climatiques, la population locale et des associations communautaires.
Les discussions veulent alors recentrer les thèmes sur la participation des femmes dans la politique d’adaptation au changement climatique et dans l’économie en renforçant les cadres juridiques et réglementaires en faveur de l’égalité des sexes et l’accès des femmes aux ressources dans différent régions de l’île. Elles promeuvent également la mise en réseau des femmes travaillant sur des projets environnementaux et des chercheurs sur le changement climatique.
Divers spécialistes étaient des sujets sur le genre, l’agro-écologie et le changement climatique, l’autonomisation des femmes dans les zones rurales, l’entrepreneuriat des femmes pour la résilience, la migration climatique et la
vulnérabilité des femmes, la diversité des cyanobactéries du lac Andraikiba à Antsirabe. Des ateliers d’information et sensibilisation sur les droits des hommes et des femmes sur le recyclage, le compostage et l’agriculture urbaine figurent également dans le programme de célébration.

Farah Raharijaona

Institut Pasteur de Madagascar – Accréditation du Centre de biologie clinique 

Le Centre de biologie clinique qui effectue pluiseurs analyses

Depuis le 1er décembre 2018, le Centre de biologie clinique (CBC) de l’Institut Pasteur de Madagascar est
accrédité par le Comité Français d’Accréditation (Cofrac), sous le numéro d’accréditation n°8-4166, selon les exigences de la norme internationale homologuée NF EN ISO 15189.
Cette accréditation témoigne de la compétence aussi bien managériale que technique du laboratoire. Elle garantit la qualité des prestations et la fiabilité des résultats d’analyse. Cette reconnaissance internationale est le fruit d’une démarche qualité engagée depuis plusieurs années.
La portée de cette accréditation du CBC est disponible sur le site «www.cofrac.fr» Elle concerne initialement la Biochimie générale et spécialisée (BIOCHBM) et les phases pré-post analytiques, mais sera mise à jour régulièrement.
Le CBC est un laboratoire qui remplit les missions d’un Laboratoire d’analyses biomédicales polyvalent au service du public en lui offrant le plus large éventail possible d’analyses médicales réalisées dans les meilleures conditions de rapidité, de coût et de fiabilité, 24 heures sur 24. Les cinq secteurs de son plateau technique sont l’hématologie, la microbiologie, l’immuno-sérologie, la biochimie et l’anatomo-cytopathologie (laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologiques ou LACP).
Le panel des analyses réalisées par le CBC est présenté dans le catalogue vituel du laboratoire et consultable sur www.pasteur. mg Un manuel de prélèvement et catalogue des analyses avec toutes les recommandations
relatives à l’étape pré-analytique des analyses sont aussi disponibles en ligne et au laboratoire.

Recueilli par Farah R

Droits de l’Homme – Des valeurs à défendre

Appel au respect des droits de l’Homme. Ce serait probablement la teneur des communiqués de ceux qui se targuent de parler au nom de la communauté internationale si jamais la manif des gilets jaunes se serait intensifiée à Madagascar. Une pluie de condamnations se serait abattue sur le Gouvernement malgache si les forces de l’ordre étaient mobilisées pour maîtriser d’une manière musclée des manifestants. Une atteinte aux droits fondamentaux, notamment la liberté d’expression et la liberté d’opinion aurait été soulevée jusqu’à rappeler les autorités à veiller au respect de l’État de droit, si une place publique au cœur d’Antananarivo était le terrain d’affrontements entre civils et militaires.
Sauf que, ironie du sort, les troubles se passent cette fois en France avec des rebondissements intenses. Les forces de l’ordre ou comme ils les appellent « CRS » chez eux, ne sont pas du côté des Français qui manifestent. Et là-bas, le Gouvernement en place ne cesse de prôner des mesures au nom de la République. Mais où sont passés les termes « démocratie » et « liberté » si au carrefour des rues stationnent et se mobilisent des engins et des gens en uniformes prêts à user de la violence légitime? Et si avec des rencontres à huit-clos réunissant des sensibilités politiques différentes, pourquoi n’en finit-on donc pas à travers la mise en place d’un Gouvernement de consensus ou une transition impartiale, inclusive et crédible? Mais puisque l’on est en France où des pseudo-valeurs républicaines sont toujours arguées par les tenants du pouvoir, on croît moins à une instabilité politique. On taxe juste les gilets jaunes d’être des mécontents, en les distinguant des auteurs de violences et des casseurs.
On feint de tarder à reconnaître que c’est un peuple qui se soulève et que si des barricades rappelant Mai 68 et
si des assauts rappelant le 14 juillet 1789 ont lieu, c’est parce que la volonté du peuple a été déformée au point d’être insatisfaite. Madagascar emporte sur la France par rapport au nombre de soulèvements en ce IIIe millénaire. 2002 reste ancré dans les esprits. 2009 n’est pas rangé aux oubliettes. Et maintenant 2018 met le pays en état d’ébullition en raison de la bataille des urnes. Et si l’on revient en France, Emmanuel Macron a fini par s’infléchir en augmentant le montant du SMIC , en optant pour des alternatives de défiscalisation et en s’excusant vis-à-vis de ceux qui le comprennent mal; histoire de calmer les choses.
La force des choses a voulu peut-être faire de la soixante-dixième célébration de l’adoption de la déclaration universelle des droits de l’Homme une occasion de placer les champions des droits de l’Homme face au procès du présent.

Tsiory Fenosoa Ranjanirina