Ils ont marqué la semaine

Ernaivo Faniry L’étourdie

Ernaivo Faniry L’étourdie

Le masque tombe. Candidate à la présidentielle, la magistrate Ernaivo Faniry a mené une campagne visant à assainir les conditions globales dans lesquelles a été organisé le scrutin du 7 novembre. Comme les listes électorales, entachées d’anomalies et d’irrégularités selon elle. En fait, elle avait peur qu’Andry Rajoelina l’emporte dès le premier tour. Elle a perdu ses nerfs, au point qu’elle a fini par tenir des phrases assassines sur les corps sans vie des inspecteurs de police, tués par la furie populaire à Fénérive-Est. Des propos indécents qui font d’elle la sorcière du village, irrespectueuse des défunts. Une fois que le scénario redouté ne s’est pas réalisé, Ernaivo Faniry s’empresse de soutenir Marc Ravalomanana. Mais elle ne déplore plus les imperfections des listes électorales, alors que la CENI va utiliser les mêmes registres électoraux qu’elle a tant critiqués au premier tour.

Me Willy Razafinjatovo 

Une suspension de deux ans. Le verdict de l’Ordre des avocats tombe tel un couperet pour Me Willy Razafinjatovo, connu sous le sobriquet de Me Olala depuis les mouvements de contestations de mai 72 où il était un animateur de choc et de charme. Depuis, il n’a cessé de défendre les causes des opprimés de la société. Avec son franc-parler, il a beaucoup dérangé les tympans fragiles. Très critique sur la gestion des affaires nationales par le régime HVM, il aurait touché des cordes sensibles. « Des ténors du HVM veulent me faire taire », plaide-t-il lors de ses convocations au Conseil de discipline de l’Ordre des avocats.
Cette entité se défend d’en faire un cas particulier en annonçant d’autres suspensions pour des membres du barreau. Mais il est difficile de dissimuler des dessous politiques derrière cette punition jugée sévère dans le milieu des avocats, au centre des actualités chaudes, ces derniers jours.