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Protection – Le système de pare-feux sauve des forêts

Le public participe à l’installation de pare-feux à Sahamalaza

Après la saison hivernale, la chaleur prend place et c’est la période de sensibilité et de fragilité pour la végétation. En général, les feux commencent aussi à embraser1815 des étendues forestières entre les mois de septembre et novembre. Madagascar National Parks (MNP) informe que les feux touchent 58 % des surfaces au niveau des quarante-trois aires protégées qu’il gère, notamment dans les Réserves spéciales d’Ambohitantely et Andranomena et les Parcs nationaux d’Andohahela et Ankarafantsika. Cependant, MNP enregistre une baisse de points de feux de 17% entre les 1er et 20 septembre de cette année. Il poursuit ses enquêtes quant à l’origine des feux qui pourrait être naturelle, culturelle et/ou intentionnelle. La protection et la conversion durables des forêts figurent parmi les priorités du MNP et il cherche les bons moyens de résorber ce problème.
Le processus débute ainsi par la détection des feux à travers l’exploitation des données satellitaires qui permettent une bonne planification de lutte préventive, l’accroissement, de la vigilance et la mise en place d’une alerte précoce. Pour mieux toucher les populations voisines et le grand public, les médias locaux et les radios de proximité diffusent les communications nécessaires.
Dans le cadre de la prévention des feux, MNP développe des systèmes et types d’infrastructures empêchant la propagation des incendies. MNP cite les différents moyens employés pour ce faire. « Les tours de guet représentent, en général, les moyens les plus satisfaisants pour détecter les feux, mises à part les informations satellitaires. Avec l’ouverture et l’entretien de pare-feux, une barrière anti-incendie est destinée à ralentir et à bloquer la pénétration des feux dans l’aire protégée. Elle est aussi utilisée pour empêcher la propagation des feux et assurer la protection du Parc national pendant toute la période où le risque des feux existe. La mise en place d’impluviums qui collectent les eaux de pluie et de ruissellement, facilitent également l’approvisionnement en eau durant la lutte active. Toutes ces installations font partie des infrastructures de lutte contre les feux et ont pour rôle de faciliter les interventions et de limiter les dégâts en cas de feu déclaré », soutient MNP. Enfin, des acteurs et parties prenantes qui contribuent à la lutte active, sont dotés d’équipements tels que des sacs à eau, des outillages (bêche, batte-feu, …), des talkies-walkies, des citernes incendies souples, des motopompes, des kits de camping (puisque la durée d’extinction va quelquefois jusqu’à plusieurs jours), des ustensiles de cuisine, des citernes ou des jerricans pour le transport d’eau…

Par Farah Raharijaona