Actualites Politique

Pêle-Mêle

Hary Andrianarivo – Promotion
Jean Max Rakotomamonjy a fini par céder le perchoir de l’Assemblée nationale. Il laisse sa place à Hary Andrianarivo, député élu sous les couleurs de l’Association Mampiray à Ambositra. Il a toujours été pressenti comme un candidat crédible à la présidentielle, mais a renoncé à participer à la bataille. Lors des manifestations sur le Parvis de l’Hôtel de ville, avec les autres députés Mampiray, il s’était rangé du côté des contestataires des lois électorales controversées, liberticides, adoptées par ceux de la prétendue majorité présidentielle, sur fond(s) de cliquetis des mallettes. Au début, Jean Max Rakotomamonjy, en avançant qu’aucune disposition légale ne prévoit sa démission en étant candidat à la course pour la magistrature suprême, a refusé la nécessité d’un intérim à son siège. Mais la campagne exigeant une présence permanente sur le terrain des joutes verbales, il a opté pour la sagesse. Il reviendra bientôt.

James Ratsima – Sursaut d’orgueil
James Ratsima n’a jamais caché son aversion pour les étrangers, en général, et les Français en particulier. Voilà pourquoi il n’a pas ménagé Andry Rajoelina durant la Transition, estimant que les coups fourrés qui ont renversé Marc Ravalomanana ont été aiguillés depuis Paris. C’est en toute logique qu’il a renforcé les rangs de ceux qui ont milité pour le retour des îles éparses à la « mère patrie », suivant une vieille résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies. Au sein du Front patriotique malgache, il est convaincu que tous les candidats bénéficient d’aides financières des puissances étrangères. Une fois élus, ils deviendront leurs marionnettes. Une analyse tout à fait exacte. Mais que faire ? Même l’organisation des élections dépend des subsides des bailleurs de fonds.

Finances – L’ariary vacille
Le dernier trimestre a toujours été une période délicate pour l’ariary. Parce que les besoins en euros et en dollars pour importer les futilités des fêtes de fin d’année, gonflent. Tout comme les factures pétrolières. Depuis quelques séances, l’euro ne quitte plus la barre des 4 010 ariary. Des valeurs transactionnelles à titre indicatif qui peuvent être dépassées aussi bien au marché noir en plein jour que dans les bureaux de changes légaux.

Eric Ranjalahy