L’analyse politique

Le sénat dans la tourmente – Rivo Rakotovao réplique

Il y a moins d’une semaine, le chef d’État-major général de l’Armée malagasy le général de division Théophile Justin Rakotonirina a appelé tous les militaires rattachés au Sénat à rejoindre le camp du 1er RTS à Fiadanana. En sus, leurs armes et leurs munitions ont dû y être réintégrées. D’un côté, les concernés, en particulier Rivo Rakotovao, président du Sénat, dénonce des manœuvres politiques destinées à détourner l’attention de l’énorme scandale sur les cartes d’identité nationales, de l’autre, les responsables affirment qu’il s’agit d’un simple contrôle et non de désarmement. D’ailleurs, par la suite, le parti HVM semble avoir rallié l’opposition à en croire la déclaration de demande de nouvelles élections signée par son vice-président. Les élus actuels étant illégitimes car élus irrégulièrement. Au passage, Rivo Rakotovao n’a pas manqué de demander l’ouverture d’une enquête sur l’existence d’anomalies sur plus d’un million de CIN. Comme explications, le ministre de l’Intérieur affirme l’impossibilité de l’existence de numéros de CIN identiques, tandis que le commissaire électoral rassure sur l’absence de conséquences sur les élections malgré les anomalies. Pendant ce temps à la HCC, la réponse a été rendue et aucune tête n’est tombée pour le moment. La Haute cour a estimé que « la procédure de destitution d’un membre de la formation permanente de la Commission électorale nationale indépendante est régie par les articles 87, 88, 89 et 90 de son Règlement intérieur». Le vice-président de la Ceni bénéficiera alors de la constitution d’une commission ad hoc pour instruire le dossier et de dix jours pour préparer sa défense. N’empêche que la menace d’une destitution reste au dessus de sa tête comme une épée de Damoclès. Et la transparence des élections, on en parle quand? 

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