#3 Actualites

Conjoncture – CENIstrose ambiante

Thierry Rakotonarivo a semé la zizanie et a fini par démissionner

Une atmosphère politique pesante, polluée davantage par l’angoisse du coronavirus. Le pays traverse une période plus ou moins délicate

Sur un siège éjectable, il a obtenu un peu de répit de la part de la Haute cour constitutionnelle, HCC. Thierry Rakotonarivo, vice-président de la CENI,  par qui le scandale des doublons dans les listes électorales et des présumés numéros identiques des cartes d’identité nationale est arrivé, n’est pas encore démis de ses fonctions. Son supérieur hiérarchique, Me Hery Rakotomanana a déposé une requête auprès de la HCC pour examiner le cas d’espèce. Il accuse le trop bavard membre de la CENI d’avoir commis des fautes graves et d’avoir violé son serment. Mais avant ce revirement, Me Hery Rakotomanana a plaidé les causes de son protégé, en assumant les faits incriminés. Thierry Rakotonarivo a fini par poser sa démission avant la conférence de presse de son président. La HCC, dans ses premières appréciations, a décelé des vices de forme dans l’acte d’accusation du vice-président de la CENI.

Intervention

Les opposants, en perdition,  ont « pris le train en marche »  pour exiger l’annulation de la présidentielle, des législatives, des communales et des municipales. Avec Marc Ravalomanana à leur tête, ils ont sollicité une intervention de la communauté internationale pour faire pencher la balance en leur faveur. Marc Ravalomanana qui déteste le français par-dessus tout, a fait l’effort de lire le communiqué rédigé dans la langue de Molière. Dans leur précipitation, ces pleurnichards de la politique politicienne ont choisi un mauvais moment pour agir. Dans la mesure où le monde entier fait face à la lutte contre la propagation du coronavirus.

Une bataille de longue haleine nécessitant des milliards de dollars.  Qui parmi les bailleurs de fonds vont encore jeter de l’argent par la fenêtre au profit  de ces «  élections anticipées » pour satisfaire les caprices d’une poignée de politiciens ?  La CENI a toujours été soutenue à bout de bras par ses partenaires techniques et financiers. Elle n’a même pas de quoi financer l’impression des bulletins uniques, multiples pour les législatives, communales et municipales. Il est aussi difficile de croire que la communauté internationale, qui a été la marraine de ces scrutins en cascade, aille jusqu’à les renier.  Ce serait  un acte blasphématoire à l’encontre des dogmes de la démocratie qu’elle défend tant. Elle, la communauté internationale,  a déjà adoubé Andry Rajoelina comme président de la République.

Et la Banque Mondiale, pour ne citer qu’elle, a débloqué des millions de dollars pour la réfection de la route nationale 44, reliant Moramanga à Vodihala. Tout en apportant des soutiens financiers à la population du Sud, en proie à la famine et à la malnutrition aigüe.

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