#4 Actualites Decryptage

Riz et carburant – La vérité des prix en question

Les prix du riz et du carburant hantent toujours les nuits des ménages. Un document qui circule
sous le manteau nous dit davantage.

Sur le marché national, on a observé une tendance légèment à la hausse du prix moyen du riz blanc local, soit de l’ordre de 2 %, au cours du mois de juillet et août 2019.

Celui-ci est passé de 1 747 Ariary/kg fin juillet, pour ensuite remonter à 1 786 Ariary/kg fin août. Pour le paddy, le prix a également affiché une tendance haussière de 8% en moyenne au cours de la période d’observation
(juillet – août 2019). En effet, il est disponible aux environs de 720 Ariary/kg à la dernière semaine du mois
de juillet pour arriver ensuite à 798 Ariary/kg à la fin août 2019. Quant au riz importé, le prix moyen est resté inchangé dans l’ensemble des grandes villes la fin juillet 2019 (1 579 Ariary/kg) et par rapport à celui de fin juin 2019 (1 580 Ariary/kg). Néanmoins, il a légèrement diminué à la fin août 2019 (1 569 Ariary/kg).

Dents de scie

Au niveau international, les cours mondiaux du riz en juillet, ont progressé légèrement sous l’influence des prix vietnamiens et américains. En août, les cours mondiaux du riz ont évolué de 2 % en moyenne suite à la revalorisation des monnaies asiatiques, surtout le bath thailandais, par rapport au dollar. Les prix thailandais ont connu en effet une remontée sensible de 5 % en un mois. Seuls les prix vietnamiens ont légèrement faibli en raison d’un ralentissement des ventes externes. Sinon, les perspectives de production indiquent pour l’instant,
une quasi-stagnation par rapport à la campagne précédente, mais, elles pourraient être revues à la baisse dans les prochains mois, compte tenu de l’impact possible du phénomène climatique El Nino. En août, le prix de la tonne (FOB) pour les types de riz habituellement introduit à Madagascar (25% de brisure) se situait entre 338 $ (Pak25) et 400 $ (Thai25).

Sur le marché intérieur, le prix au détail du riz importeé à Antananarivo Renivohitra se trouve au- dessous du prix de la parité financière à l’importation (PPI), avec une différence de moins de 79Ariary/kg à la fin juillet. à la fin août, le prix est resté inférieur au PPI avec une différentielle de 115 Ariary/kg.

Enfin, concernant les opérations d’importation de riz à Madagascar cette année, la statistique douanière a enregistré une importation d’environ 42 147tonnes en juillet, et 26 785 tonnes de riz en août. Les importations durant ces deux mois sont des nouveaux records (même en 2017 on était à 61500 tonnes).

Actualités internationales

En juillet, les cours mondiaux du riz ont progressé légèrement sous l’influence des prix vietnamiens et outre- Atlantique. En revanche, les prix thailandais et indiens tendaient à s’essouffler en raison d’une demande d’importation toujours au ralenti. En Asie, la persistance de la sécheresse, qui affecte bon nombre de pays et en particulier les pays exportateurs du Sud-est asiatique, devrait avoir un impact sur la production principale qui commencera à arriver sur les marchés durant le dernier trimestre de l’année.

En août, les cours mondiaux du riz ont progressé de 2% en moyenne influencés par la revalorisation des monnaies asiatiques, surtout le bath thailandais, par rapport au dollar.

En août, l’indice OSIRIZ/InfoArroz (IPO) n’a progressé que de 2,6 points à 195,9 points (base 100=janvier 2000) contre 193,3 points en juillet. Début septembre, l’indice IPO tendait céder à 190 points sous l’influence des prix vietnamiens, particulièrement volatiles.

Production, commerce et stock mondial

• Selon la FAO, la production mondiale en 2019 pourrait s’établir à 779 Mt (517,3 Mt en équivalent de riz blanc), presque sans changement par rapport à 2018. Des incertitudes liées au phénomène climatique El Nino pèsent sur la production chinoise qui risque de connaître un nouveau recul. Elle pourrait cependant être compensée par l’amélioration de la production indienne. Dans les autres régions productrices d’Asie, les récoltes pourraient accuser un ralentissement en raison des prix au producteur moins reémunérateurs. En Afrique subsaharienne, les pluies insuffisantes pourraient assombrir les perspectives des récoltes, en particulier en Afrique de l’Ouest où l’on s’attend à une baisse de 4% par rapport à 2018. La baissé concernerait surtout le Nigéria et le Mali. Dans le reste de l’Afrique, la production devrait se maintenir relativement stable. Dans le Mercosur, la production rizicole a baissé en 2019 à cause d’une nouvelle réduction des surfaces rizicoles. Aux états-Unis, les récoltes qui débutent fin août pourraient aussi connaître un déclin de 8 %.

• En 2019, le commerce mondial devrait se contracter de 3 % à 46,8 Mt contre 48,6 Mt en 2018. Les principaux importateurs asiatiques, hormis les Philippines, verraient leur demande baisser et cette réduction serait supportée principalement par la Thailande dont les exportations pourraient reculer de 20 %. En revanche, le reste des grands exportateurs, y compris les états-Unis, verraient leurs ventes externes se maintenir stables, voire progresser. Les exportateurs du Mercosur, ainsi que l’Australie, verront par contre leurs ventes baisser en raison d’une réduction de disponibilités exportables. En Afrique, les besoins d’importation sont prévus en hausse de 3,5% à 17,3 Mt contre 16,7 Mt en 2018.

• Les stocks mondiaux de riz se finissant en 2019 devraient progresser de 3,9% (environ à 180,6 Mt contre 173,9 Mt en 2018), atteignant ainsi leur plus haut niveau historique. Ces stocks représentent 35% des besoins mondiaux. Cette nouvelle amélioration tient, pour l’essentiel, à l’augmentation des réserves chinoises et indiennes, ainsi que celles de l’Indoneésie et des Philippines. Les stocks des pays exportateurs devraient progresser aussi à 37 Mt, soit 21% des stocks mondiaux.

Pour le riz blanc local : le prix moyen hausse en août
La tendance à la baisse affichée depuis le mois de juin s’est poursuivie jusqu’à la mi-juillet. Dès lors, il y a eu plus ou moins des hausses de prix au cours des semaines suivantes, surtout à partir du mois d’août. En effet, si le prix moyen du riz blanc était respectivement de 1 800 Ariary/kg et 1 757 Ariary/kg fin mai et fin juin, celui-ci est passé à 1 747 Ariary/kg fin juillet, pour ensuite remonter à 1 786 Ariary/kg fin août, soit une hausse de 1,6 % par
rapport au prix moyen observe fin juin. Par ailleurs, notons que la fin de la grande récolte et l’entrée progressive vers la soudure ont des impacts sur la disponibilité du paddy, ainsi que celle du riz blanc, répandus sur le marché national, et de ce fait sur leurs prix respectifs.

A noter que la situation des prix moyens du riz blanc observées dans la capitale peut contribuer à justifier ces faits. En effet, si fin juin, le prix moyen du riz blanc était de 1 603 Ar/kg, il est passé de 1 692 Ariary/kg fin juillet, et 1 677 Ariary/kg en fin août; soit donc une hausse de 4.6% de fin juin à fin août.

Pour le paddy : prix moyen en hausse progressive

Les prix du paddy ont commencé à afficher une tendance à la hausse par rapport aux deux précédents mois (mai- juin), où il était fortement présent sur les marchés. En effet; si fin mai, le kilo de paddy était vendu en moyenne à 706 Ar, puis descendu à 696 Ariary/kg fin juin, il est disponible aux alentours de 720 Ariary/kg à la dernière semaine du mois de juillet et arriver à 798 Ariary/kg à la fin août; soit un renchérissement moyen de plus de 100 Ariary/kg (+15%) par rapport à son prix fin juin 2019.

A noter que la hausse la plus importante à été constatée à Betafo, où le prix du paddy est passé de 800 Ar/kg en fin juin à 1 000 Ar/kg en fin août 2019 ; soit donc plus de 200 Ar/kg. à l’inverse, les prix ont été en baisse à Bealanana, durant les deux mois observés (coïncidant aux périodes de vente), car si le prix du paddy était de 500 Ar/kg fin juin, il est passé à 470 Ar/kg et 490 Ariary/kg, respectivement fin juillet et août. 

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