Politique

Vie de parti – Le Tim revigoré

Olga Ramalason, l’atout charme du Tim

L’heure de la retraite n’a pas encore sonné pour Marc Ravalomanana après sa défaite au second tour de la présidentielle. Mieux, il entend jouer les premiers rôles lors des législatives. Comme
l’atteste la nomination de la sénatrice Olga Ramalason comme secrétaire générale du parti Tim

Marc Ravalomanana a fini par se débarrasser de ses oripeaux du second tour de la présidentielle qui ont causé sa perte. Comme des éléments nuisibles transfuges du HVM, des personnalités controversées honnies de l’opinion publique nationale et des intellectuels calculateurs qui ont crée leur propre mouvement, alignant des candidats aux législatives. Marc Ravalomanana, un moment distrait et perdu, revient sur ses premières amours, si l’on peut dire, et récompense la fidélité. Il vient de nommer la sénatrice Olga Ramalason comme secrétaire générale du Tim. Elle remplace ainsi Donat Andriamahefamaparany qui a démissionné aux lendemains de la désillusion du second tour de la course à la magistrature suprême. Il a trouvé refuge à la Primature comme conseiller du Premier ministre Christian Ntsay. Marc Ravalomanana présente Olga Ramalason comme étant une femme d’expérience doublée d’une compétence bien assise. Elle a été déjà ministre du Commerce du temps du gouvernement de consensus d’Omer Beriziky. Elle aura comme première tâches d’organiser le parti et de conduire la bataille pour les législatives. « Nous avons cent-neuf candidats avec une présence dans toutes les régions. Nous espérons obtenir le maximum de sièges sur les 151 à pourvoir » souligne Marc Ravalomanana. Cette nomination s’inscrit dans la redynamisation du Tim. Olga Ramalason entend insuffler un nouveau souffle. «  Le parti a besoin de vivre et d’évoluer, d’où cette décision prise avec célérité. Nous allons voir la suite car le statut du parti prévoit une Assemblée générale tous les cinq ans » précise Marc Ravalomanana. Les législatives constituent alors un premier test pour le renouveau du Tim. La présentation et la nomination du Premier ministre en découleront suivant l’article 54 de la constitution, appliqué dans sa lettre et dans son esprit depuis la révolution des « 73 députés pour le changement », au Parvis de l’hôtel de ville. Un an après, le divorce est bel et bien consommé entre le Mapar et le Tim. Alors que le navire du HVM n’a pas survécu au naufrage de son capitaine Hery Rajaonarimampianina. À l’évidence ces législatives s’annoncent
indécises et les maladresses du régime en place peuvent jouer en faveur du Tim. Même s’il a aussi perdu des fervents militants. Il appartient à Olga Ramalason de racoler les morceaux.

Eric Ranjalahy