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Santé publique – Une nouvelle collaboration scientifique avec les Japonais

Les recherches en matière médicale connaissent une avancée à Madagascar. L’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) et la Dokkyo Medical University (DMU) ont signé mercredi, une convention de partenariat scientifique. La collaboration vise une meilleure prise en main de la santé publique à Madagascar à travers le renforcement des échanges mutuels de personnel, de chercheurs et d’étudiants entre les deux institutions et favorise les recherches conjointes à des fins académiques.
La collaboration profite en premier lieu à l’unité des Helminthiases qui s’occupent des maladies tropicales négligées, telles que la bilharziose et les helminthiases transmises par le sol. La DMU se consacre aux recherches sur ces maladies tropicales négligées. À ce propos, l’unité a mené des recherches sur la bilharziose, mais elle reste une maladie endémique de la Grande île. De plus, l’IPM informe que des séances de travail avec les chercheurs et les techniciens de l’unité des Helminthiases de l’IPM, seront au programme durant le séjour de cette délégation à Madagascar. « Les premiers pourront bénéficier d’un transfert de compétences sur des techniques de diagnostic modernes reposant sur la méthode moléculaire de détection des parasites et de leurs hôtes intermédiaires dans l’environnement, en particulier dans l’eau et dans le sol. »
Les deux parties vont également travailler sur un projet commun, dont l’objectif est de promouvoir une collaboration étroite entre les équipes scientifiques malgaches et japonaises afin de proposer des solutions durables liées aux problèmes de schistosomiase et d’helminthiases à Madagascar. Les équipes réaliseront une étude épidémiologique écologique sur les hôtes du parasite de la bilharziose (hôtes intermédiaires et réservoirs) en déployant une méthode récemment développée (recherche de l’ADN dans l’environnement). Elles effectueront un diagnostic clinique et classique au niveau communautaire pour déterminer le niveau d’infection par les helminthes. Elles développeront et appliqueront de nouvelles techniques de diagnostic de la schistosomiase sur le terrain. Cette collaboration scientifique initiale permettra de maîtriser la bilharziose à Madagascar par une meilleure compréhension de la situation actuelle dans les différentes zones d’endémie, l’appui à l’amélioration de la politique de contrôle/prévention en fonction des données et réalités locales en matière de maladies tropicales négligées. Le partenariat appuiera le pays dans l’atteinte de l’objectif de contrôle des morbidités dès 2020 comme il est défini dans le plan stratégique de l’Organisation mondiale de la Santé. Il devrait s’étendre assez vite à d’autres thématiques de recherche sur les sujets prioritaires de santé publique à Madagascar.

Recueillis par Farah R. 

Editorial