Ils ont marqué la semaine

George Jimmy Rabe Raid médiatique

De puissants hommes d’affaires devenus des députés immunisés contre d’éventuelles poursuites judiciaires, beaucoup ont fait parler d’eux au palais de l’Assemblée nationale à Tsimbazaza.
Et en changeant de camp politique au gré du sens du vent qui souffle, ils ont pu préserver leurs intérêts personnels. George Jimmy Rabe suivra-t-il les traces de ses ainés? Il ne s’est pas encore prononcé sur sa candidature aux législatives du 27 mai. Il a organisé une rencontre avec des journalistes de la capitale pour faire savoir qu’après avoir réussi comme chef d’entreprises, il entend davantage participer au développement de la région Analanjirofo là où il est implanté. Parce que la capitale du girofle, des autres épices et autant de produits de rente, sans oublier « l’émergence » des huiles essentielles, souffre de son isolement par la dégradation des routes qui la relient à la province de Toamasina. Alors qu’il existe aussi des atouts touristiques méconnus, mais à découvrir comme les sources thermales. En insistant que les ristournes payées par les opérateurs économiques locaux, utilisées à bon escient, suffiraient à les réhabiliter. Au passage, il dénonce les envois frauduleux de bois précieux vers des pays étrangers.

Masy Goulamaly – En précampagne

Illustre inconnue de la vie politique avant les législatives de décembre 2013, couplées au second tour de la présidentielle, Masy Goulamaly a été élue députée dans le district de Tsihombe. Grâce à l’étiquette Mapar, fondé par Andry Rajoelina pour cette échéance électorale. Mais au fil des débats à l’Assemblée nationale, elle a fini par rallier le camp du HVM qui n’a présenté aucun candidat à ces législatives, mais qui a, par magie
et manigance, pu constituer une majorité relative.
À l’heure du bilan, Masy Goulamaly affirme que les promesses qu’elle a faites à la population de Tsihombe, résumées dans un fascicule, ont été réalisées à 90 %. Elle entend poursuivre son œuvre si les bénéficiaires le veulent bien. Masy Goulamaly va encore éditer un livret pour détailler ses nouvelles intentions. Comme si les députés ont pour vocation et pour obligation de retaper des routes, de construire des centres de santé de base ou des écoles.
Ces élus n’ont pas aussi comme attribution de jouer les philanthropes intéressés. À l’instar de Naivo
Raholdina dans le cinquième arrondissement de la capitale.