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Commune rurale de Marolinta – De l’eau avec le projet Rano Velo

La signature des documents par Isabelle Salabert, directeur exécutif de la fondation Telma et présidente de la PHSP avec Klaas Overlade, directeur pays de Medair
La signature des documents par Isabelle Salabert,
directeur exécutif de la fondation Telma et présidente
de la PHSP avec Klaas Overlade, directeur pays de Medair

Les catastrophes naturelles laissent des dommages et des empreintes douloureuses dans les localités où elles sont passées. Par la suite, ces mêmes localités sont confrontées à la sécheresse et d’après l’organisation non gouvernementale Medair qui intervient dans le grand Sud, la malnutrition et l’insécurité alimentaire ont frappé 1,4 million de personnes entre 2015 et 2016.
Cet acteur humanitaire met en œuvre actuellement son projet « Rano velo » qui consiste à fournir des infrastructures d’adduction en eau potable à la population de la commune de Marolinta, dans le district de Beloha, compris dans la région Androy. La semaine passée, cette ONG a conclu un partenariat avec la Plateforme humanitaire du secteur privé (PHSP), laquelle apportera son appui financier dans la réalisation des activités du projet « Rano velo ». La signature permet également aux autres membres de la plateforme de contribuer aux actions de communication, d’appui logistique, de volontariat ou autres formes d’aides humanitaires. La PSHP a pour mission de réunir, de faciliter et de coordonner les actions humanitaires de ses membres en vue d’une meilleure efficacité de ses actions.
Une seconde signature s’est concrétisée avec la fondation Telma, un accord qui développe et renforce les coopérations et échanges d’expérience entre les deux entités. Cette signature consolidera davantage leur collaboration lors d’éventuelles réponses à caractère urgent, afin de sauver le maximum de vies en rassemblant les différents moyens et ressources (matériels, humains ou financiers) et en optimisant le partage d’informations, la coordination des interventions d’urgence sur terrain… Les deux parties ont conjugué leurs forces en faveur des populations fragiles.
Le projet de Medair inclut des formations sur le transport, le stockage et le traitement de l’eau ainsi que sur les bonnes pratiques d’hygiène. « Rano velo », démarré en septembre 2018 pour une durée de quinze mois, contribuera à l’amélioration des conditions de vie des habitants ainsi qu’au renforcement de leur résilience et de leur capacité à faire face aux éventuels chocs.

La population du Grand Sud souffre de malnutriton

Grand Sud Vers le renforcement de la nutrition

En cette saison cyclonique, des localités du grand Sud ne sont pas à l’abri des aléas. Pour preuve, l’année passée, dix-huit communes des huit districts d’Amboasary, Ambovombe, Ampanihy, Bekily, Beloha, Betioky, Taolagnaro et Tsihombe ont été en état d’alerte nutritionnelle contre vingt-deux en état d’urgence et sachant que la malnutrition aigüe a frappé le district d’Ampanihy, tout cela à cause d’une perte de production. Le Système de surveillance nutritionnelle a établi cet état des lieux dans cent quarante-six communes, ce qui plonge une majeure partie des ménages dans l’insécurité alimentaire. L’Office national de nutrition (ONN) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), en partenariat avec le Global nutrition cluster, RedR-UK et l’Office d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), organisent depuis lundi jusqu’au 4 février, une formation des coordinateurs du Cluster nutrition pour préparer et répondre aux urgences dans le grand Sud. À l’issue des séances, ils seront en mesure de mener une coordination plus optimale des intervenants en nutrition et ainsi, d’atténuer les effets des urgences répétitives sur les ménages en général et, plus particulièrement, sur les femmes et les enfants qui sont les premiers touchés par la malnutrition aigüe. De plus, la formation permettra une meilleure préparation et réponse nutritionnelle adéquate dans le but ultime de prévenir des décès maternels et infantiles liés à la malnutrition. « La formation nous a permis de nous situer par rapport à nos pratiques habituelles dans la gestion d’un cluster face aux normes internationales », confie Christian Sokorokana, coordinateur de l’Office régional d’Atsimo-Andrefana. Les interventions d’urgence humanitaire, entre 2015 et 2017, ont amélioré la situation nutritionnelle dans certains districts. Cela s’explique par les actions intégrées de nutrition avec la santé, l’eau, l’éducation, la sécurité alimentaire… axées sur le relèvement rapide, la résilience et la protection sociale. Toutefois, le phénomène El Niño pourrait emboîter les bonnes étapes déjà franchies, d’autant plus que les perspectives à long terme et les structures solides font défaut dans le Sud. Ces paramètres risqueraient de bouleverser la situation nutritionnelle.

Recueillis par Farah R.