Actualites Politique

Pêle-mêle

Olivier Mahafaly
Gribouillages
Durant ses rares meetings du premier tour de la présidentielle, le candidat Olivier Mahafaly a réitéré que tourner la page ne suffit plus. Il est temps d’écrire un nouveau livre d’histoire. Mais contre toute attente, il vient de décider de soutenir Marc Ravalomanana. Celui-là même qui a taché de sang pas mal de chapitres des annales de la République depuis son entrée dans l’arène politique en 1999. Olivier Mahafaly n’a pas d’atouts à faire valoir au profit de son préféré. Sinon des votes ethniques dans sa région d’origine. Comme Eliana Bezaza. Car il n’a plus la main mise sur les leviers de l’Administration comme du temps où il était le Premier ministre controversé du HVM. Marc Ravalomanana n’apprécie pas trop les côtiers, ou plutôt du bout de ses lèvres, en dépit de ses récentes déclarations, Olivier Mahafaly a peu de chance de retrouver la primature. D’autant qu’il était en quelque sorte le parrain de la femme d’affaires Claudine Razaimamonjy, épinglée par le Bianco qui a épargné le présumé chef d’orchestre des détournements de fonds publics dévoilés dans les détails par des quotidiens bien « initiés ».

Serge Zafimahova
Illogique
Il a toujours été estimé par son bons sens presque inné. Mais quand Serge Zafimahova, héritier politique attitré du professeur Albert Zafy, rejoint l’écurie électorale de Marc Ravalomanana, beaucoup n’en reviennent pas. Le professeur Albert Zafy n’a jamais reconnu Marc Ravalomanana comme président de la République. Il était contre l’auto-proclamation du vendredi 22 février 2002. Le « Prof » a été conspué par les partisans radicalisés de Marc Ravalomanana sur la Place du Treize-Mai, la veille du coup d’État au stade de Mahamasina. Le samedi 17 décembre 2005, Albert Zafy a échappé de peu au lynchage public fomenté par des « Jeunes Tim » enragés en plein centre d’Analakely, grâce à une intervention in extremis des éléments des forces de l’ordre. Une horde de voyous qui ont uriné sur l’écharpe tricolore du sénateur Robert Razaka, avant de l’exhiber tel un trophée sur une branche longeant l’Avenue de l’Indépendance. Serge Zafimahova a-t-il la mémoire si courte pour oublier tant de méprise ?

Lalao Ravalomanana
Noyée
La commune urbaine d’Antananarivo a tout fait pour ramasser les montagnes d’ordures. En mettant à la disposition du Service autonome de maintenance de la ville d’Antananarivo, SAMVA, des camions. Mais où sont passés les seize autres « mastodontes » livrés quelques jours plus tôt au SAMVA ? Après les ordures, la population fait face à la montée des eaux à la suite des averses de ces derniers jours. Des défaillances attestant l’incapacité manifeste de Lalao et Marc Ravalomanana de gérer une ville de la dimension de la capitale.

Par Eric Ranjalahy