Ils ont marqué la semaine

Pasteur Mailhol L’humoriste

Prédicateur à la verve facile, mais avec des prémonitions démenties par les réalités, théoricien douteux des formules mathématiques, politicien par nécessité, le pasteur Mailhol vient d’ajouter une corde à son arc. Celle d’un imitateur hors norme. Avec une pointe d’ironie, à l’accent propre à Jean Eric Rakotoarisoa, président de la Haute cour constitutionnelle, HCC, il a annoncé son propre verdict sur le second tour de la présidentielle. Les sollicitations de soutien présentées par les candidats Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana à son endroit ont été recevables mais non fondées. Du coup, le pasteur Mailhol ne donne aucune consigne de votes à ses ouailles. Sans l’avouer, il peut nourrir des regrets au premier tour par ses tergiversations. Après une précampagne tout à fait réussie, il a perdu du temps avec le Collectif des candidats anti-élection présidentielle. Quand il est décidé à reprendre ses meetings, le 14 octobre au stade d’Alarobia, il a fait un gros bide. Son sort a été scellé.

Thierry Rakotonarivo Infatigable

Dès qu’on lui tend le micro pour parler des préparatifs électoraux, Thierry Rakotonarivo, vice-président de la Commission électorale nationale indépendante, CENI, ne se fait pas prier pour s’étendre dans des explications
précises et détaillées.
Par exemple, pour pouvoir voter, le citoyen doit être inscrit dans une liste électorale et posséder une carte d’identité nationale, ou un permis de conduire, ou un passeport, ainsi qu’une carte électorale. Concernant le logiciel utilisé par la CENI pour rassembler les voix obtenues par les candidats, Thierry Rakotonarivo a annoncé que les représentants d’Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana ont accès au bureau des SRMV au niveau des districts, et au siège de la CENI à Alarobia. Ils pourront venir avec leur propre matériel informatique, a-t-il souligné. Les membres de la CENI, chahutés par des critiques qui fusaient de tous les côtés lors du premier tour, tentent de rassurer les protagonistes politiques. Une opération rachat en quelque sorte après de nombreux actes manqués.