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Dépravation – La pluie revient les eaux remontent

À ce rythme, la capitale Antananarivo sera très certainement sous les eaux si aucune solution concrète n’est pas mise en œuvre. Après seulement deux jours de pluie consécutifs, les eaux montent déjà dans les zones à basse altitude.
Durant les deux premiers jours de cette semaine, alors qu’une légère pluie est tombée sur la capitale, les eaux sont aussitôt montées. Les rues qui sont déjà dégradées, l’ont été davantage en quelques heures. La circulation s’est aussitôt retrouvée bloquée. Les Tananariviens ont mis plusieurs heures pour gagner leur foyer en fin d’après-midi.
Depuis plusieurs mois, les rues d’Antananarivo sont dans un état de détérioration avancée. En plein cœur d’Antananarivo, il est incroyable de voir le piteux état de la rue qui mène vers un des quartiers les plus populeux de la capitale, Ambohipo. L’année climatologique de Madagascar se divise en deux, la saison sèche de mai à octobre et la saison humide de novembre à avril (avec la période des cyclones de janvier à mars).

Prévention
Une grande quantité de pluie, des ordures qui bouchent les canaux, des rues dégradées et diverses maladies qui se propagent comme de mauvaises herbes, sans prise de décision immédiate, cela
déclenchera un chaos total. Pour prévenir, c’est le moment ou jamais, sinon Antananarivo risque d’être exposé à une inondation.
D’après les mots d’une citoyenne d’Antananarivo, « Madagascar est en train de sombrer dans le chaos total, surtout la capitale. Qu’avons-nous fait pour mériter une telle misère ? Pollution, peste et rougeole, insécurité, là c’est la pluie qui revient et le risque d’inondation fait sa réapparition avec elle. L’État ne voit-il pas toutes ces choses immondes ou est-il trop occupé par l’élection et ne voit pas ce danger imminent ? Franchement, je plains notre pays. »
Tous les habitants de la capitale et de ses environs, doivent être vigilants. Comme dit le proverbe, « ne jamais remettre à demain ce que l’on peut faire tout de suite », la population tananarivienne doit agir dès maintenant, pour éviter une catastrophe.

N. R. 

Editorial