Ils ont marqué la semaine

Johnny Raharindranto Le revoilà

Il a fait la « Une » de la presse sur la valorisation des chaînes de valeur verte pour des produits d’exportation. Mais peu se souviennent de son bref et furtif parcours politique. Pourtant, Johnny Raharindranto a déjà été candidat du parti AVI de Norbert Lala Ratsirahonana aux municipales de la capitale en 2003. S’il était alors un parfait inconnu dans le paysage politique de l’époque, dominé par la dictature de Marc Ravalomanana qui a désigné Patrick Ramiaramanana comme son héritier à la mairie, Johnny Raharindranto n’en possède pas moins un CV plus qu’impressionnant. Sous son aspect académique et professionnel. Il a passé par des universités huppées et de prestigieux instituts pour ne citer que Poitiers, l’Inscae ou la HEC de Paris. Avant de travailler dans plusieurs organismes internationaux. Il est présenté comme un expert en gestion de projet et aux négoces internationaux, et un excellent gestionnaire des centres de profit. Le ministère du Commerce a pu dénicher l’oiseau rare. Et qui sait si sa sortie inattendue n’a été qu’un clin d’œil envoyé aux futurs « princes » du pays.

Me Hery Rakotomanana Ambigu

A-t-il pour mission de jouer le rôle de médiateur d’une crise politique latente? Un passage du discours de Me Hery Rakotomanana, président de la Commission électorale nationale indépendante, CENI, a fait jaser le milieu politique. Il a exhorté les candidats Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, tout en regrettant l’absence de ce dernier à la cérémonie en question, à trouver un consensus, à faire un geste avant que le pays ne tombe dans le chaos. Alors que le peuple ne voudra plus une énième impasse politique, a-t-il averti. Une sortie inattendue qui fait naître les spéculations. Comme quoi cette mise en garde servirait les contestations électorales des partisans de Marc Ravalomanana sur le Parvis de l’hôtel de ville, qui veulent se mettre en position de force en vue d’éventuels marchandages des sièges au sein d’un gouvernement d’union politique ou nationale. Cette initiative de Me Hery Rakotomanana a été très mal perçue du côté des proches d’Andry Rajoelina. Pour qui une élection a pour objectif d’aplanir les différends politiques. Une fois pour toutes.