Rencontre

Tiaray Andrin’Ny Aina Ratsarisa – Respectueux de l’environnement

Je suis revenu au pays dans le but de faire du bien à mes compatriotes

Discret mais coopératif, Tiaray Andrin’Ny Aina Ratsarisa, président du Rotary club Anosy, se révèle être un homme engagé dans le social, même s’il couvre le domaine commercial

Homme de valeurs. De nature modeste, Tiaray Andrin’Ny Aina Ratsarisa adopte l’adage de vie basée sur le verset 1 de la première épître pour les Corinthiens « La connaissance enfle, mais la charité édifie ». Le nouveau président du Rotary club Anosy valorise le développement de tout homme à travers les bonnes œuvres que chaque citoyen devrait accomplir envers son prochain. Père de famille, il a passé une majeure partie de sa jeunesse en Europe pour poursuivre des études commerciales à l’Esarc de Toulouse et celles de langues anglaise et hispanique à l’Université de la même ville. « Je suis revenu au pays dans le but de faire du bien à mes compatriotes car lorsqu’on reçoit, il importe de donner ce qu’on a. Ce qui coïncide avec la devise du Rotary club «Servir d’abord». Souvenons-nous de la philosophie de vie de Paul Harris qui a créé ce club. Il a commencé par un réseau professionnel qui, plus tard, s’est orienté vers l’altruisme », explique l’ancien élève de Paul Minault et de Jules Ferry.
Des amis l’ont invité à adhérer au club. L’esprit de camaraderie l’a fasciné et le lien fraternel entre membres l’a encouragé à œuvrer en faveur du caritatif. « Nous avons la même vision et je trouve bénéfique le fait de travailler ensemble pour une noble cause. Je remplis la fonction de président pour un mandat d’un an, voilà pourquoi je vais poursuivre le programme de mon prédécesseur », poursuit-il avec modestie.

Engagé
Pour la politique de continuité, Tiaray Ratsarisa renforcera le projet phare de son club intitulé « Fanilo » qui consiste à électrifier des centres de santé de base (de niveau I et II) des régions en les dotant de panneaux solaires. « Nous avons déjà réalisé une quinzaine d’installations en trois ans à Anjiro, Sandrandahy et Ambatondrazaka. Nous n’oublions pas non plus les actions sur l’adduction d’eau potable, la fourniture d’appareils d’oxygène au Centre hospitalier universitaire mère-enfant de Tsaralalàna ainsi que les actions communes », ajoute-t-il.
Il a effectué son premier terrain dans le Centre hospitalier de référence régional d’Ambatondrazaka en remettant des fauteuils roulants. Des travaux de réhabilitation de l’établissement figure encore dans son programme.
Cette année, il innove avec l’octroi de bourses à quelques étudiants de l’Université d’Antananarivo porteurs de projets sur l’environnement. « Nous allons choisir les meilleurs projets et verrons l’appui dont vont bénéficier les sélectionnés », argue celui qui défend l’environnement. « Nos actions pour demain commencent aujourd’hui. Je ne supporte pas de voir les gens qui jettent leurs déchets par terre et ceux qui arrosent les poteaux. À mon avis, il ne faut pas attendre les réprimandes pour corriger nos gestes. J’aime voir Madagascar dans la propreté, un environnement propre dans lequel chacun de nous s’épanouit », conforte celui qui exhorte tout un chacun à respecter l’environnement immédiat qui l’entoure.

Dynamique
Le travail associé à la vie familiale et aux activités du club accapare le temps de Tiaray Ratsarisa. « Je m’acquitte de mes responsabilités avec joie, volonté et détermination. Heureusement, mon épouse reste derrière moi et m’incite à aller de l’avant et les divertissements m’aident à me décharger de tout stress. »
Auteur-compositeur, cet amoureux de voyages trouve le temps de jouer du piano quand il rentre de son bureau chaque soir. « Les loisirs se trouvent sur le même pied que le travail, mais il n’est jamais fatigant. Bref, si nous accomplissons une tâche avec amour, nous ne ressentons ni stress ni fatigue », fait savoir le multimusicien qui maîtrise le piano, l’harmonica, la basse et qui aime faire la cuisine. Le physique subit parfois des pressions et Tiaray Ratsarisa s’abandonne à la natation et au footing pour se ressourcer.
Le commercial se désintéresse de la politique, mais peut prêter main forte en prodiguant conseils et orientations aux personnes désireuses de se lancer dans la politique.

Par Farah Raharijaona