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Pêle-Mêle

Elidiot Randrianjafy – Volte-face
Il a toujours été une figure de proue de la lutte syndicale des enseignants et instituteurs. Beaucoup se souviennent de ses passes d’armes acérées avec Paul Rabary, alors ministre de l’Éducation nationale sur un plateau de débats télévisés. Elidiot Randrianjafy passe pour être une forte tête, un élément extrémiste parmi les meneurs de grèves qui ont perturbé le calendrier scolaire. Contre toute attente, avec ses collègues de l’Anefa, il veut sauver ce qui peut encore l’être. Éviter l’année blanche et préparer les examens officiels dont la tenue a été maintenue aux dates anoncées par les autorités. En dépit d’une insistance pour les différer afin de mettre les élèves des écoles publiques et privées dans la même « enseigne ». Elidiot Randrianjafy, dans un accent conciliant et fédérateur, a promis de poursuivre la lutte. Mais d’une autre manière que la grève. Car, déduit-il, le gouvernement a déjà fait des concessions encourageantes.

KMF-CnoeVeille démocratique
Pionnier dans l’éducation citoyenne et l’observation des élections, le KMF-Cnoe entend renforcer sa présence pour la présidentielle à venir. Cette entité reconnue d’utilité publique, chez qui plusieurs personnalités ont forgé leur caractère pour ne citer que les Jean Eric Rakotoarisoa, Alphonse Maka et Bruno Betiana, a signé un accord de coopération avec la Commission électorale nationale indépendante, CENI, pour une meilleure coordination de leurs actions. Le KMF-Cnoe mise sur la sensibilisation des électeurs pour qu’ils soient de vrais responsables de leurs choix. Tout commence par la vérification des listes électorales, en passant par la dénonciation de diverses manœuvres frauduleuses, avant, pendant et après le scrutin, jusqu’à la collecte des résultats. D’autres organisations non gouvernementales chassent sur le même terrain. Et souvent elles s’affilient à des partis politiques, sous couvert d’une appartenance douteuse à l’ensemble de la société civile.

Médias étrangers-Un privilège
Avoir une interview dans un magazine de renommée internationale, dans un quotidien bien coté, ou sur une chaîne de télévision, ou une station de radio ayant une couverture internationale, devient une obsession pour les candidats à la présidentielle. Quitte à payer des publi-reportages d’une page entière ou d’une émission de plusieurs minutes. À dupliquer sur les réseaux sociaux, un support indispensable de médiatisation où offenses, insultes, diffamations et dénigrements sont érigés en règle de jeu. Dans ces cas de figure, Ramora Favori a marqué des points et les esprits. Il a fait le buzz sur Tv5 Monde qui lui a accordé un reportage fascinant et amusant. Son hymne « Demi-tour de vita » cartonne sur les ondes. Les petites gens l’adorent.

Eric Ranjalahy