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Mondial 2019 :: États-Unis – Pays-Bas, finale en beauté

Les Néerlandaises s’offrent leur première finale de Coupe du monde, contre les redoutables Américaines. Elles ont difficilement battu la Suède mercredi en prolongation (1-0), à l’issue d’un match d’une grande pauvreté à Lyon.

L’héroïne de la soirée se nomme Jackie Groenen, 24 ans et auteure du but de la victoire à la 99e minute, son premier dans le tournoi. Les championnes d’Europe en titre défieront dimanche (17h) les Etats-Unis, triples championnes du monde, une tâche qui s’annonce difficile tant elles ont peiné face aux Suédoises.

Ce match historique pour les Oranje ne laissera guère de souvenirs aux amoureux du beau jeu. Il y a un gouffre entre cette demie et celle de la veille, spectaculaire, entre les Etats-Unis et l’Angleterre. La première période a été d’une indigence rare, entre ballons directement envoyés en touche, fautes et incapacité à enchaîner les passes.

Match de gardiennes

Seule la gardienne néerlandaise Sari Van Veenendaal s’est distinguée en repoussant les rares actions dangereuses des Suédoises, notamment un ballon à bout portant de Lina Hurtig. A la pause, Lieke Martens, l’attaquante vedette des Néerlandaises, blessée de longue date à un orteil, a dû céder sa place à Jill Roord.

Sans trop d’éclat, la deuxième période s’est doucement animée. Grâce aux Suédoises d’abord et une balle de Nilla Fischer, repoussée sur son poteau par la gardienne Van Veenendaal, décidément précieuse (56e). Puis côté néerlandais avec un corner puis une tête de Vivianne Miedema, déviée par Hedvig Lindahl sur sa barre (64e). Ce match aura au moins permis de confirmer les progrès réalisés par les gardiennes ces dernières années, elles qui furent longtemps présentées comme le talon d’Achille du football féminin.

Les Américaines en force

Dans le foot féminin, il y a les Américaines et les autres: les Etats-Unis se sont qualifiés pour leur cinquième finale de Coupe du monde en écoeurant l’Angleterre 2-1 mardi à Lyon dans un match spectaculaire et pimenté par la VAR.
La star américaine Alex Morgan a marqué de la tête le but de la victoire, pour fêter en beauté son trentième
anniversaire et son grand retour dans son ancien club de Lyon. Les championnes du monde en titre affronteront dimanche (17h) les Pays-Bas ou la Suède, qui disputent leur demi-finale ce mercredi soir (21H).

Elles n’ont même pas eu besoin de leur autre vedette Megan Rapinoe pour s’imposer face aux Anglaises. Blessée aux ischio-jambiers, l’emblématique attaquante est restée sur le banc. « C’est une petite blessure. C’est arrivé contre la France. J’espère être de retour en finale », a-t-elle expliqué avant de saluer la performance de son équipe en plaisantant: « Peut-être qu’elles n’ont pas besoin de moi pour la finale !

Je vais peut-être rentrer directement aux Etats-Unis ! ». L’ogre américain s’avance en grand favori du tournoi. La Team USA n’a perdu qu’une fois en finale, en 2011 contre le Japon, contre trois sacres mondiaux en 1991, 1999 et 2015. Son futur adversaire a intérêt à se méfier du premier quart d’heure de la finale.

Car c’est un grand classique dans cette Coupe du monde: les Américaines ont une nouvelle fois démarré pied
au plancher face aux Anglaises. Toutes leurs rivales connaissent par coeur ce scénario devenu habituel, mais rien
à faire, impossible de résister à la furia de la « Team USA ».

L’ouverture du score est donc tombée dès la 10e minute telle un couperet, une tête à bout portant de Christen Press, sur un bon centre de Kelley O Hara.Les Anglaises ne se sont pas découragées en égalisant rapidement grâce
à Ellen White (19e), auteure d’une jolie reprise du droit à la suite d’un centre de Beth Mead.

C’est la sixième réalisation de White, co-meilleure buteuse du tournoi avec Alex Morgan. Le jour de son 30e anniversaire, Morgan a été brillante. L’ancienne lyonnaise s’est distinguée en poussant ses vis-à-vis à la faute, dont Millie Bright sanctionnée d’un premier carton jaune (39e), puis d’un second synonyme d’exclusion à la suite d’une vilaine semelle en fin de match.

AFP