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Conjocture – La bonne gouvernance au service du développement durable

La lutte contre la pauvreté ne concerne pas uniquement les dirigeants. Elle touche tout un chacun, allant de chaque citoyen jusqu’aux hauts employés de l’État.

Pour un développement durable et rapide du pays. Toute la population aspire à cette vision quand le gouvernement est mis en place. D’un côté, les dirigeants exécutent le programme général de l’État, de l’autre, les Malgaches attendent de bons résultats de l’Exécutif car ils désirent s’éloigner de l’extrême pauvreté dans laquelle s’enfonce le pays. « Beaucoup restent à faire chez nous. On retient des ministres et on laisse certains s’en aller alors que rien ne change. À mon avis, la société civile, les observateurs et le secteur privé devraient travailler en synergie avec le gouvernement dans le but de considérer les maux qui affectent l’économie et le social. Si nous ne nous fions qu’à l’administration publique, rien ne sera fait. Voyons ce qui se passe avec les secteurs de l’éducation et de la santé », critique Fanja Harisoa, enseignante dans une école primaire publique en périphérie.

Plusieurs personnes dénoncent le laisser-aller qui pousse la masse à vivre dans l’anarchie. Des citoyens avancent des arguments incitant les dirigeants à appliquer la bonne gouvernance des finances publiques. « Les contribuables reconnaissent les belles voitures immatriculées avec des plaques rouges. Il importe de penser à leur revente et de les remplacer par des voitures plus économiques. Puisqu’il s’agit de voitures administratives et de fonction, leur non-utilisation durant le week-end permet à l’État d’économiser le carburant. Les gains seront alors affectés à l’amélioration de l’éducation par l’octroi de kits scolaires, le paiement du salaire des enseignants et de l’inscription des démunis ; de la santé à travers l’équipe- ment des centres de santé de base de niveaux I et II et de la sécurité en se concentrant sur le retour de l’éclairage public dans les rues, entre autres », détaille le Pr Pax Rajaonera, docteur de troisième cycle et docteur d’État ès Science de l’Université de Pierre et Marie Curie de Paris.

Ce scientifique poursuit que si les dirigeants faillent à leur mission, ils méritent des sanctions pénales sévères et des amendes. Il avance que l’octroi de gré à gré des gros marchés financiers, représente un manque à gagner de plu- sieurs milliers de milliards d’ariary pour l’État. « Le détournement de deniers publics, l’absence de transparence dans les grandes opérations étatiques sur l’octroi de contrats miniers définissent des actes illégaux et ce genre d’infraction est punissable », pour- suit-il.

Des fonctionnaires, des retraités et même des personnes sans-emploi recommandent aux dirigeants de se conformer aux textes réglementaires en vue de faciliter toutes les opérations dans la transparence et réussir la bonne gouvernance.