Politique

Remy Lachapelle « Madagascar sur la bonne voie »

« Le régime actuel est issu d’une élection présidentielle reconnue par tous, y compris les principaux protagonistes. C’est un acquis, car cela suppose un apaisement, voire une stabilité politique. Cette stabilité figure parmi les points majeurs d’une marche vers le développement. C’est un gage de confiance et les investisseurs vont venir ». La remarque est de Remy Tsilavina Lachapelle, un compatriote « expatrié » comme tant d’autres dans l’Hexagone après l’obtention d’une maîtrise de droit à l’université d’Antananarivo et d’un DEA de droit international à l’université d’Aix Marseille. Il est actuellement responsable de pôle au sein d’un groupe Télécom à Lyon et vient de rendre visite à sa famille à Lazaina. C’est à l’occasion de ce séjour privé qu’il nous livre son regard de l’extérieur. Il argumente : « je sens un renouveau politique encourageant. Le programme du nouveau président est une étincelle, un brin d’avoir pour notre pays. Madagascar est en bonne voie. La capitale confiance des opérateurs et investisseurs sera de pair avec cette lutte contre l’impunité ». Parlant le domaine des télécommunications qu’il maîtrise bien, Remy Lachapelle attire l’attention sur l’importance de Madagascar de se focaliser sur la digitalisation, « car c’est une autre piste de développement à ce troisième millénaire, se référant à l’expérience marocaine ». Abordant les relations internationales, notre compatriote « expatrié » suggère aux nouveaux dirigeants de « redorer le plus tôt possible l’image de Madagascar à l’extérieur notamment en Europe » : « j’entends par là la redéfinition des missions de nos ambassades, car il y a vraiment des failles impardonnables, dès l’accueil des concitoyens jusqu’aux actions de promotion de Madagascar, en passant par les conseils et assistance des nouveaux venus en Europe ». Fils du feu Serge Lachapelle, un des premiers généraux de la Police nationale, Remy Lachapelle conclut que bien qu’à l’étranger, il suit toujours avec attention ce qui se passe à Madagascar, « puisqu’on aime notre Patrie ».

Recueillis par Eric Ranjalahy