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Or rose – 5 800 tonnes de crevettes exportées en 2018

La campagne de la Pêche de crevettes a démarré dans la liesse, lundi matin à Mahajanga, après deux mois de fermeture des zones de pêche de Madagascar depuis le 1er décembre 2018 jusqu’au 25 février dernier.
En 2018, Madagascar a exporté 5 800 tonnes de crevettes. L’industrie de crevettes est devenue une tradition et une carte de visite de Madagascar sur les marchés. La Grande île est continuellement à la recherche d’une consolidation de la pêche crevettière afin de répondre à la norme internationale exigée par l’exportation de crevettes, le Marine Stewardship Council (MSC).
C’est dans cette optique que la norme exige la méthode d’évaluation de la taille actuelle du stock de crevettes. De même, selon le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, les informations recueillies seront aussi améliorées pour la prise de décision et l’établissement d’un système de cogestion de la pêche au niveau du secteur de la pêche traditionnelle. La bonne gouvernance est surtout requise.
3000 TONNES
«Les quarante et un chalutiers partis lundi pendant plusieurs mois représentent plus d’un millier d’emplois pour la région Boeny, des centaines de ressources fiscales et autres, plus de 3 000 tonnes de crevettes sauvages qui seront les ambassadrices de l’excellente réputation de la crevette malgache sur les tables du monde entier», a expliqué le Président du Groupement des Aquaculteurs et Pêcheurs de Crevettes de Madagascar (GAPCM).
Il y a quelques années, l’industrie a subi des graves difficultés suite à la baisse brutale des captures du fait des phénomènes encore imprécis, découlant sans doute de l’évolution biologique du milieu marin.
En Guyane, la pêche crevettière va cesser ses activités définitivement pour des raisons environnementales. Mais aussi pour causes d’interventions intempestives d’unités extérieures qui n’ont pas eu le souci de la préservation de la ressource et de son milieu.
Pour ces quarante et un chalutiers, les équipages embarqués ont été formés et enregistrés, et des observateurs sont aussi à bord.
Les armements respectent et collaborent avec la pêche traditionnelle qui est dédommagée en cas de d’incidents. Aucun des chalutiers ne capture de tortues dans ses filets grâce à un dispositif mis en place à l’initiative du GAPCM.
De plus, les chalutiers techniquement les prises accessoires et ramènent annuellement plus de 1 500 tonnes de poissons vendus à la population. Ce qui rapporte un complément de protéines animales non négligeables.

Vero Andrianarisoa